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21 novembre 2007

Simplification.

La grève des cheminots n'est pas encore enterrée - et elle pourrait bien rebondir si la nécessaire convergence des luttes se réalise - que déjà le patronat se sent pousser des ailes pour faire passer ses projets les plus fous !!

Aujourdhui c'est la présidente du MEDEF qui rêve tout haut : Supprimons la durée légale du travail !!

Rien que cela. Cf Le Monde.

Pourquoi supprimer la durée du travail ? Oh ben toutes ces lois c'est trop compliqué, il faut simplifier tout cela.

Et bien sur - comme dirait Sarkozy - c'est dans l'intérêt des ouvriers ! mdr :)

Ce que l'on voit plutot c'est une véritable folie ultralibérale qui déferle sur le pays depuis le 6 mai - et dont les salariés électeurs de Sarkozy doivent être les premiers surpris !

Ce qui nous ramène une nouvelle fois à la question de savoir comment neutraliser ce courant antisocial et comment - par la même occasion - reprendre un peu de ce que nous avons perdu depuis plus de vingt ans !

Compter sur l'opposition de "goche" serait un pari risqué, la présidentielle ayant montré clairement que Nicolas ou Segolene avaient les mêmes ambitions anti sociales.

Compter sur les directions des syndicats - corrompues au possible - serait un autre pari bien dangereux.

Il ne reste plus qu'a nous prendre en main nous même. Et après tout "le gouvernement du peuple par le peuple" c'est bien une définition de la démocratie ...

En attendant soutien complet aux cheminots en grève !

Tous ensemble !


PS
Et pendant les négociations la CGT s'interroge : faut il arrêter la grève de suite ou bien simplement essayer de décourager les grévistes en leur "conseillant" de reprendre le travail ...

J'adore les démocrates à la Thibault : toujours a la traîne pour organiser la grève ("les AG décideront nous en s'en mêle pas" ;) mais toujours en pointe quand il s'agit de démobiliser les salariés ("vous savez la grève pendant les négociations ca sert a rien !" :)

Ca me penser au jeu célèbre : pile je gagne face tu perds mdr :)

N'empêche que la situation est toujours aussi grave : baladés jusqu'au 13 décembre, les grévistes vont s'épuiser tout seul et isolés, tandis que le 15 décembre les décrets bousilleront leur retraite et le 1er janvier ils ne pourront plus faire grève

Et leur échec cuisant serait le signal de la curée pour nos retraites en 2008 !!

20:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

20 novembre 2007

Convergence.

La grève du 20 novembre aura sans doute été du niveau des mouvements de 2003 contre les retraites. C'est à dire un mouvement massif (avec plus de 60% de grévistes dans l'enseignement) et des manifestations importantes.

Le seul point noir étant la trop faible participation des salaries du prive dans cette lutte contre la politique neoliberale de Sarkozy qui frappera tous les salaries de tous les secteurs.

On apprenait avant hier que près d'un quart des tribunaux de prud'hommes vont fermer et on imagine facilement la motivation d'une telle réforme : sous le prétexte des économies budgétaires il s'agit de détruire les moyens de défense des salariés.

De même quand la suppression des fonctionnaires laissera moins de 400 inspecteurs du travail dans toute la France (oui vous avez bien lu : 400 pour 3 ou 4 millions d'entreprises !)

Et sur le plan juridique la "modernisation" du contrat de travail et du statut de la fonction publique laissera les salaries a la merci du patronat ...

Par quelque bout que l'on aborde le problème on aboutit à des revendications globales qui devraient être communes à tous les salaries, publics ou prives !

Et précisément c'est la convergence des luttes sur des revendications communes qui est le point clé de la situation.

L'exemple des retraites est frappant.

Les attaques des capitalistes ont détruit le système de retraite en attaquant séparément chaque secteur et en les battant les uns après les autres !! D'abord le privé, puis le public, puis les petits régimes.

Le principe est vieux comme le capitalisme !

Isolés les travailleurs sont battus, tous unis sur des revendications communes ils peuvent gagner.

(Et de fait ils ont souvent gagnés de cette façon .. les congés payés et la sécu par exemple !)


En face la tactique de nos ennemis - patronat, gouvernement et directions syndicales - est claire : tout faire pour diviser les travailleurs !!

J'observais aujourdhui avec étonnement la place attribuée aux cheminots par les syndicats dans les manifs : en queue de cortège, comme un boulet à traîner !!

Alors qu'il s'agit d'un secteur en lutte pour une revendication qui nous concerne tous : ramener la retraite à 37 annuités !!

Il aurait été logique de mettre en premier les acteurs de cette lutte et de défiler derrière eux en signe de soutien massif ...

Mais non ! La bureaucratie syndicale essaye depuis plus d'un mois de faire échouer la grève des cheminots par tous les moyens. En octobre par une "grevette inoffensive" pour gagner du temps et démobiliser un peu les salariés. En novembre en annonçant tous les jours - à demi mot - qu'il serait temps de reprendre le travail pendant qu'on "négocie" avec un gouvernement qui dit haut et fort qu'il n'y a rien à négocier !!

Avec un excité comme Sarkosy (un "enragé" du capitalisme sauvage) il n'y a pas d'autres négociation que le rapport de force. Faire croire le contraire c'est tout simplement tromper les gens pour les manipuler.

Et par ailleurs tout ce beau monde essaye de gagner du temps jusqu'au 1/1/2008 afin de pouvoir réprimer les grèves avec la nouvelle loi ... négocions, bavardons ... la loi sera votée le 30 décembre et le lendemain on envoie l'huissier et la police s'occuper des grévistes ...

Alors nous en sommes la. Et il n'y a plus que deux possibilités : soit les cheminots sont écrasés et reprennent le travail avec leurs 40 annuités (et bientôt 45 pour tous en 2008), soit nous nous y mettons tous, publics et privés, pour imposer des revendications sociales simples : 37 années pour tous, SMIC à 1500, arrêt des cadeaux aux plus riches ..

Des revendications simples, claires et qui sont celles de 80% des salariés.

Mais des revendications honnies par les bureaucrates syndicaux et qui à ce jour ne sont - réellement - avancées que par la LCR (soit dit sans faire de publicité clandestine - mais c'est la vérité !)

A part cela je respecte les choix des salariés en lutte, mais de laisser la direction de la grève à une petite clique de bureaucrates syndicaux véreux (pléonasme !) au lieu d'utiliser une coordination nationale, c'est une grave erreur !

Il nous reste encore une chance : en créant de toute pièces un mouvement de solidarité et en regroupant les innombrables luttes qui se déroulent en ce moment ...

Oui la convergence des luttes sur un programme commun est notre dernière chance !

Dernière étape avant le capitalisme sauvage.

17:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

19 novembre 2007

Exigons 37 années pour tous !

Le mécanisme des nombreuses "réformes" des régimes de retraite reposent sur deux éléments indissociables :

- allongement du nombre des années de travail pour avoir une retraite pleine
- gros pourcentage de décote pour ceux qui n'ont pas le nombre d'années requis

Avec ce mécanisme infernal la retraite par répartition est morte dans quelques années.

Meme pas besoin de relever l'age de départ à la retraite. D'ailleurs il serait imaginable que Sarkozy - qui ne rate aucune occasion démagogique - avance l'age légal avant 60 ans !!

De toutes façons, sauf à prendre sa retraite à 70 ans la plupart des salariés n'auront pas les 40, 41, 42 et bientôt 45 ans nécessaires. Je n'insiste pas. Nous connaissons tous les raisons : allongement des études, du début d'entrée dans la vie active, développement du chômage ...

A terme la plupart des salaries - 90% de la population active - partiront en retraite avec au mieux quelques centaines d'euros ... Et comme la plupart des salaries se rendent compte de cette "évolution" - si j'ose écrire - ils se tourneront massivement vers les retraites complémentaires vendues par les assurances, banques, fonds de pension ..

Avec les inconvénients qui sont maintenant bien connus dans les pays anglo saxons : cotisations très lourdes pour des retraites minimes et surtout très grande instabilité du système ... qui fait faillite régulièrement !

Tel est le scénario que Sarkozy et ses sponsors sont en train de nous imposer.

Avec les arguments les plus varies et les plus imaginatifs.

Il existe pourtant une autre solution.

C'est d'augmenter les prélèvements sur les richesses qui sont produites par les salariés de ce pays et dont ils ne profitent que marginalement.

Sans même aller jusqu'a parler de prélèvement - le vilain mot - il suffirait simplement de cesser la politique d'exonération de charges et de cadeaux fiscaux (plus de 60 milliards d'euros sur une année) pour que non seulement le budget de l'Etat se redresse mais qu'en plus les services publics et la sécurité sociale soit requinquée.

Malheureusement c'est une idée qui a échappée a M Sarkozy et ses amis financiers !

Mais au fond c'est seulement une question de pédagogie !!

En 1936 la bourgeoisie bien pensante et la fine fleur du capitalisme était persuadé que notre économie allait tomber en faillite. Pensez donc ! Accorder une semaine de congé payés c'était la fin du monde assurée !

Alors de simples gens - souvent des ouvriers de base - sont allés "expliquer" aux capitalistes les subtilités de notre économie. Et les débats occupèrent les usines pendant des semaines. Mais ils eurent raison et leurs arguments furent reconnus comme juste. Oh prodige de l'intelligence et du débat raisonnable :)

Alors aujourd'hui on a un peu le même problème. Pédagogie et persuasion : voila ce qui nous manque.

Mais en s'y mettant tous ensemble sur une revendication commune - pour en finir avec la manie d'opposer les salaries les uns contre les autres - je suis sur qu'on peut y arriver !

Exigeons 37 années pour tous !!

20:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

18 novembre 2007

Retraites.

Un article paru dans Le Monde illustre parfaitement l'enjeu du travail de sape entrepris depuis des années pour "réformer" nos régimes de retraite. Et dont le démantèlement des régimes spéciaux n'est qu'un épisode.

Il suffit d'utiliser un simulateur de retraite - gouvernement et sociétés privées nous en procurent généreusement - pour se rendre compte qu'à l'issue de cette "modernisation inévitable" la retraite par répartition sera tellement faible qu'elle devra être compensée par la capitalisation (les fameux fonds de pensions).

Et ceux qui sabordent nos retraites actuellement, et qui donneront le coup de grâce en 2008 si nous ne bougeons pas en 2007, ne le font pas par méchanceté gratuite ! A la clef et à l'échelle européenne ce sont des centaines de milliards d'euros qui vont tomber au fond de certaines poches très intéressées !

Or le régime des retraites par capitalisation est très dangereux. On se souvient encore de l'affaire Enron qui a ruiné les retraites de centaines de milliers d'américains ! Et ce n'est pas un cas isolé ce serait presque la norme.

Extrait du Monde du 16 novembre 2007:

Le fonds de pension de l'Etat de Floride touché à son tour par la crise du "subprime"

La tempête financière déclenchée par la crise du crédit hypothécaire américain (subprimes) ne fait pas des victimes que parmi les banques et les ménages américains endettés. L'Etat de Floride connaît aussi de graves difficultés.
Mercredi 14 novembre, (...) Coleman Stipanovitch, directeur exécutif et responsable des investissements du fonds de pension de cet Etat - le cinquième fonds de pension public aux Etats-Unis -, a reconnu que les finances de celui-ci ont été touchées par la crise. Sur les 50 milliards de dollars (34,2 milliards d'euros) de placements à court terme, gérés par ce département, le "State board of administration", 2,2 milliards de dollars de titres sont considérés comme des investissements spéculatifs.
La plupart de ces titres sont des "Asset backed commercial paper" (des emprunts à court terme gagés sur des créances, cartes de crédit, immobilier...) d'une durée d'un an. Acquis lorsqu'ils étaient encore bien notés, ces titres ont été déclassés par les agences de notations à la suite de la crise financière. Ils sont désormais dans la catégorie des "junk bonds" (obligations pourries). (...)
Inquiets, les administrations, les écoles et autres fonctionnaires dont les retraites sont gérées par le fonds multiplient les appels téléphoniques. "Nous n'avons pas encore eu de retraits d'argent significatif", a néanmoins indiqué M. Stipanovitch. (...)
Le soupçon plane sur d'autres Etats - comme la Californie -, qui "risquent à leur tour de voir leurs notations abaissées, selon les analystes de la Société générale. Chez Standard and Poor's le fonds de pension de l'Etat de Floride a la plus haute note possible, AAA.


C'est qu'en matière de retraites, le financement provient toujours d'un prélèvement sur la richesse produite par ceux qui travaillent. Dans le cas de la retraite par répartition c'est l'Etat ou un organisme public qui prélève sur les salaires et les profits pour redistribuer aux retraités.

Mais dans les retraites par capitalisation l'épargnant ou futur retraité est ponctionné par un organisme qui est généralement une société privée (privée de scrupules le plus souvent :) Et le montant de la retraite versée est calculé en fonction des sommes qu'il aura cotisé. Il suffit de consulter les tableaux (soigneusement dissimulés :) pour constater que seuls les gros cotisants auront une retraite intéressante.

Et quand il s'agit d'une société privée, son objectif est d'abord de faire du profit, la retraite n'est qu'un support pour réaliser des bénéfices. Et si la société fait faillite, ce qui n'est pas rare (Maxwell Wordcom ...) elle laisse sur le carreau des millions de retraités !!

En ce moment les assureurs, banquiers et autres "funds" ont les yeux braqués sur la grève des cheminots ! Et ce n'est pas solidarité :) Car si la grève est écrasée, comme l'a prévu Sarkozy, c'est un boulevard qui s'ouvre en 2008 pour passer tous les salariés à 45 ans d'annuités, ce qui signifiera en réalité la fin des retraites par répartition.

Avec les études et le chômage plus personne ne peut atteindre 45 annuités à 60 ans, et même à 65 ans. Ceux qui voudront partir à 60 ans devra se saigner pour obtenir une maigre retraite complémentaire. Et c'est pourquoi les assureurs et les banquiers ont la fibre sociale en ce moment...


Puisque je suis dans le sujet je vais en profiter pour tordre le cou à une idée fausse que la propagande bourgeoise a répandu dans la population, à grand coup de matraquage médiatique depuis 20 ans il faut bien le dire.

Plus de retraités, moins d'actifs ! On fait comment ?

Bonne question, qui repose sur une réalité, et dont le réflexe conditionné est de répondre (sans saliver) : on allonge la durée de cotisation tout en réduisant le montant des retraites !

On fait comment ? Eh ben je vais vous le dire. (super blog ! non ? :)

La première partie du problème est exacte : on vit plus longtemps et en 2040 on aura sans doute 83 retraités pour 100 actifs (contre 44 pour 100 en 2000). Alors même sans être très matheux on comprend bien qu'il va falloir sortir plus de sous !

Mais c'est la seconde partie du problème qui est pudiquement "oubliée" par la propagande bourgeoise.

En effet, comme je le signalais plus haut, les retraites sont financées par un prélèvement sur la richesse produite par un pays (son PIB en gros). Or ce PIB augmente sans cesse car la productivité du travail augmente sans cesse. (on fabrique telle marchandise en 1H au lieu de 10H en 1950 !)

Et donc la vraie question n'est pas seulement de savoir si l'on devra payer plus de retraites en 2040 mais aussi de comparer le surcout des retraites avec l'extraordinaire accroissement de la richesse globale du pays en 2040.

Car en 2040 le PIB aura doublé. Alors des économistes de tous bords ont fait les calculs : il suffirait de 0.5% de gain de productivité annuelle pour juste compenser le surcout des retraites.

Pour le fun je donne une référence à ce chiffre, issue d'un article de Kessler (ex dirigeant du Medef :) dans le numéro233 de Economie et statistique de juin 1990.

Sinon vous trouverez les équations dans ce document : pdf et toute une documentation extrêmement complète sur ce site : Repartition.

Mais dans la réalité le gain annuel de productivité est bien plus élevé que 0.5% il dépasse en fait les 1 ou 2% par an. Ce qui signifie qu'en 2040 on aura le choix : soit consacrer cet argent à soigner les vieux, soit décider d'attribuer ce bon argent aux actionnaires.

Manque de bol - pour nous - Sarkozy et ses amis de la finance ont choisi la seconde solution.

Mais c'est sans doute juste une étourderie et quand nous serons des millions dans la rue la mémoire des vrais chiffres lui reviendra certainement ! :)

Tous ensembles !!

Le 20 novembre, étudiants, fonctionnaires, salariés du privés, dans la rue pour défendre nos retraites!!

16:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

17 novembre 2007

Raté !

Raté. La tentative de briser la grève des cheminots en s'appuyant sur la "collaboration" des "bonnes" organisations syndicales qui auraient appelé a la reprise en échange de la promesse de négociations sur on ne sait pas trop quoi .. . semble avoir complètement ratée !!

Hier le ministre Bertrand exigeait (!) la reprise immédiate du travail en échange de "négociations" sur a peu près tout et n'importe quoi pourvu que ca ne parle pas du régime de retraite !!

Aujourd'hui le ton a changé et c'est Fillon qui s'y colle pour dire qu'après tout on peut discuter même avec des grévistes, et ce pas plus tard que mercredi :)

"Nous demandons pour que ces négociations s'ouvrent qu'il y ait un appel à la reprise du travail de la part des organisations", a déclaré samedi le Premier ministre François Fillon à l'issue d'un séminaire gouvernemental.

Il a cependant assuré qu'il ne s'agissait pas d'un "diktat."

"On attend un signe" de la part des organisations syndicales, la CGT au premier chef, explique-t-on de source gouvernementale. Qu'elles donnent une impulsion au niveau des assemblées générales. Nous ne demandons pas zéro grève."


L'explication de ce revirement est bien simple: la grève n'a pas du tout faibli et d'ailleurs maintenant la SNCF ne publie plus les chiffres des grévistes pour ne pas risquer d'encourager le mouvement ...

Et ensuite les sondages doivent montrer qu'au delà de la poignée de bourgeois haineux qui vont descendre dans la rue demain, la grève n'est peut pas si impopulaire ...

Il doit y avoir de nombreux salariés qui se rendent compte que cette grève n'est qu'un prétexte pour enfoncer un coin dans notre système social et le faire exploser dans les mois qui viennent si par malheur les cheminots prennent une raclée ...

En attendant cela laisse du temps a tout ceux qui vont se mobiliser pour que dès le 20 novembre le mouvement s'amplifie avec l'entrée dans l'action d'autres secteurs de la fonction publique. Pour commencer.

La contrepartie du fameux paquet fiscal de cadeaux aux nantis c'est partout la suppression de services publics qui bénéficiaient aux plus modestes. Et des restrictions sur les acquis sociaux.

En ce moment la politique néolibérale de Sarkozy attaque de nombreux secteurs : la justice, les étudiants, et même ... la police et la gendarmerie. C'est dire.

Il serait vraiment stupide que chacun manifeste séparément et se fasse écraser tout seul dans son coin !

Et pour tout dire la question qui devra se poser c'est celle du secteur prive qui logiquement n'a pas d'autre choix que de rejoindre le mouvement. Car beaucoup de salariés ont voté Sarkozy pour "gagner plus", éventuellement en travaillant plus :)

Mais ils sont en train de réaliser que le patronat gagne plus, lui, mais que les salariés vont devoir travailler plus - et plus longtemps aussi - pour toucher moins !! Et la ca coince un peu :)

Et avec les cheminots il s'agit du même combat :

Se battre pour obtenir la retraite à 37 ans pour tous !

C'est économiquement facile à réaliser mais cela impose de rogner sur les profits et cela ne peut être imposé que par un mouvement d'ensemble. Tous ensemble, c'est encore plus d'actualité qu'en 95 car en face de la poignée d'enragés qui sponsorisent Sarkozy, une lutte sectorielle n'a aucune chance ...

Et nous serons tous perdants. Car l'année prochaine les retraites à 41, 42 ans, voire plus, seront une réalité et ceux qui n'auront pas bougé en 2007 le regretteront amèrement. Mais ce sera trop tard.