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31 octobre 2008

Pacte de confiance.

Nouveau coup de gueule - purement médiatique - de Sarkozy contre les Banques.

Et comme d'habitude il prend les Francais pour des andouilles.

Résumons les faits que la manipulation médiatique omet de préciser.

Deux structures financières ont été créée pour apporter notre bon argent aux banques victimes de leurs magouilles spéculatives :


1 - l'une pour apporter 40 milliards d'euros de recapitalisation des banques, opération dans laquelle l'Etat a sciemment renoncé à prendre des actions à droit de vote se privant ainsi de tout moyen d'action

Rappelons que plein d'autres pays ont choisis de nationaliser les banques, de manière à pouvoir prendre le controle des établissements en difficulté ... et à vérifier que l'argent des contribuables n'est pas jeté par les fenêtres !

Mais pas en France ! Ou Sarkozy n'a pas voulu fâcher ses bons amis banquiers en les mettant sous contrôle

Sauf la Caisse d'Epargne pour la liquider avant de la privatiser selon les souhaits des mêmes bons amis banquiers de Sarkozy !


2 - une structure de refinancement pour alimenter les banques en liquidités à hauteur de 320 milliards ... pour commencer !

Structure dont le rôle consistera à prêter de l'argent, éventuellement emprunté, en échange de créances pourries

Créances pourries qui seront ensuite payée par les contribuables (et leurs enfants, vu que le dette crée suivra plusieurs générations de happy taxpayers !)


Et voila que maintenant Sarkozy découvre que les banques - qui par ailleurs ne font que leur travail habituel en acceptant ou refusant des prêts - manquent de loyauté

Bref petit cours de capitalisme accéléré à l'usage des Nicolas sous informés : une banque est une entreprise dont la seule loyauté s'applique à ses actionnaires, propriétaires de l'établissement

En refusant de prendre le contrôle des banques, Sarkozy les a laissé aux mains de ses propriétaires qui ne connaissent plus qu'une chose : refaire leurs profits ...

Le reste est littérature.


Et notre clown national de convoquer en grande pompe tous les préfets de France pour leur donner cet ordre : surveillez les banques !!

Et la on rigole franchement. Sauf à ouvrir une instruction judiciaire, l'autorité publique n'a même pas le droit de vérifier les comptes d'une banque, en admettant qu'elle ait les compétences techniques ...

Quand à surveiller le crédit au jour le jour, il va en falloir des inspecteurs de la PJ, en gros un derrière chaque guichetier ...

On se demande ou s'arrêteront les sinistres pitreries de Sarkozy ?!


Allez je suis positif, voila le barème des sanctions que les préfets pourront appliquer :


1 - la banque accorde des crédits nombreux -> Pas de sanctions. Souriez et dites "cheese"

2 - la banque accorde peu de crédit -> Ne pas rire. Respirez un coup et dites : "ce n'est pas bien !"

3 - la banque ne fait presque pas crédit -> Froncez les sourcils. Dites avec autorité : "vous n'êtes pas gentils !"

4 - la banque refuse tout crédit -> Parlez d'une voix forte et dites : "méchants !!"


Avec un tel traitement si on n'arrive pas à forcer les banques à faire crédit moi je m'appelle Nicolas :)



PS
Il y a toutefois une chose avec laquelle on devrait éviter de rigoler, ce sont les 360 milliards !

Tout propagandistes PS-UMP vous affirmera effrontément :

- "vous savez cet argent n'existe pas vraiment, ce sont juste des garanties de l'Etat"

- ou encore "ce sont des prêts qui nous rapporterons de l'argent"

Finalement on aurait l'impression que ces 360 milliards d'euros sont une somme fictive, un simple jeu d'ecriture destiné à rassurer les "marchés" (lire capitalistes :) un peu inquiets

Nenni !

Il ne faut surtout pas prendre les banquiers pour des benêts. (les benêts c'est nous en élisant Sarkozy :)

Une garantie de l'Etat c'est un engagement de payer inconditionnel et dans le cas présent non adossé à des actifs fiables

Ce qui signifie concrètement que nous allons bien payer plus de 400 milliards sous diverses formes et pendant des dizaines d'années

Et ca ce n'est pas comique du tout !

16:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

28 octobre 2008

Avec Sarkozy : la précarité pour tous.

Le plan "social" de Sarkozy est une véritable gifle pour les salariés.

Sous prétexte de favoriser l'emploi, voici ce qui nous est proposé :


1 - les contrats aidés
En fait nous avions, avant la politique anti sociale de Sarkozy, des millions d'emplois aidés.

Sarkozy les a liquidés et en supprime plus de 200.000 cette année.

Maintenant il découvre qu'il faut en créer 100.000. Bien.

Bilan des courses : 200.000 - 100.000 = 100.000 chômeurs de plus.

Et Sarkozy se fait acclamer dans sa lutte contre le chômage !

Détails.


2 - le CTP

Le CTP est un gadget, sans moyens financiers sérieux, destiné à dégonfler les statistiques.

A l'issue de l'année de prise en charge - qui peut d'ailleurs être plus courte et sans 80% de salaires - moins de la moitié des stagiaires sont casés, souvent en CDD ou temps partiel, ou en toute petite entreprise individuelle ...

Bien pour ceux qui pensent qu'on luttera contre le chômage avec des emplois partiels ou des baraques à frites partout ...


3 - le Pole emploi

Le Pole emploi (on ne rit pas, une société privée a demandé 135.000 E pour trouver le nom) c'est la fusion de l'ANPE et de l'Assedic.

Et le guichet unique n'est aucunement une facilité pour le chomeur.

Grâce au guichet unique le chomeur sera fliqué de manière suivie, et contraint de prendre n'importe quel boulot à n'importe quel salaire.

Cerise sur le gâteau, le système permet aussi de fliquer l'employé de l'ANPE ("Quoi ? vous avez gardé ce chomeur un an dans les stats ?!)

Une horreur, pire que ce qui existe déjà.


4 - les CDD

Que dire de plus. Le salarié utilisable et jetable, vieux rêve du MEDEF enfin réalisé et généralisé par Sarkozy.

La flexibilité généralisée, la fin des maigres garanties du code du travail, la précarité pour tous.

Essayez donc de faire un prêt immobilier sans emploi fixe pour voir ...


5 - les services à la personne

Retour d'une vieille trouvaille des socialistes : les petits boulots, alias les "petits jobs"

Désormais si vous faites deux ou trois heures de tondeur de pelouse dans la semaine, c'est bon vous n'êtes plus chômeur.

Et Sarkozy de proposer son job : "livreur de journal à domicile"

J'imagine qu'il pense à cela dans les quartiers bourgeois ... car à Montfermeil ...


6 - le travail le dimanche

Ce point est un gros foutage de gueule.

Le plus minable des députés UMP nous ressort comme un perroquet : "mais seulement les volontaires !"

C'est cela oui ...

Quand dans une entreprise 50% des salariés auront été "convaincus" de venir bosser les dimanches, on imagine bien la marge de liberté des autres pour refuser de suivre ...

Sarkozy nous offre le travail obligatoire 7 jours sur 7, merci c'est trop ...

Et accessoirement ca va créer du chômage comme avec les heures sups qui font baisser les embauches ...


7 - un sommet syndical

Un petit tour pour amuser la galerie avec un "débat"

Ce qui permettra d'affirmer bien haut que "Oui nous avons supprimé les retraites, mais en concertation avec les "représentants des salariés"

Cool.


Et il faudrait ajouter à cette liste des méfaits avoués, ceux qui se font actuellement et en douce.

Notamment les dérèglementations sauvages qui continuent et le démantèlement des services de l'Etat qui pouvaient "gêner" les patrons, comme la Drire ou l'inspection du travail ...


Tout considéré e plan Sarkozy va contribuer augmenter le nombre des chômeurs véritables, tout en faisant baisser les chiffres du chômage ...

Et en multipliant la misère parmi les salariés !

22:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Citation.

"Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien.

Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.

Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.

Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé ".



Extrait du pamphlet "Napoléon le petit" de Victor Hugo (référence)


Un texte qui bien sur n'évoque absolument pas un célèbre escroc politique ...

Cela dit en toute mauvaise foi :)


Étonnant comme l'Histoire se répète parfois !


Car notre actuel "Napoléon le petit" braille, gesticule et agite ses valeurs en toc et ses grands discours creux :

- le baratin pour le peuple

- le cash pour les nantis !

12:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

26 octobre 2008

Mauvaise méthode.

Un article du journal Le Monde est titré ainsi : Le gouvernement britannique opte pour une relance keynésienne !!
Article.

C'est assez bluffant si l'on se rappelle que d'une part la GB fait partie du "noyau dur" du néolibéralisme qui, depuis Thatcher, a mis en place la liquidation de l'Etat social et les règles économiques du capitalisme sauvage !

Devant la catastrophe provoquée par l'ultralibéralisme, les politiciens anglais n'ont pas hésité une seconde : nationalisation des entreprises qui coulaient, nationalisations des banques en difficulté, et lancement d'un plan de relance social qui consistera notamment à construire des logements sociaux et des hôpitaux.

Mais en France nous avons des ultralibéraux, tel Sarkozy, qui sont des "ayatollah" du capitalisme sauvage !

Chez nous on ne va pas construire des hôpitaux pour relancer l'économie, non !

On va détruire les hôpitaux qui existent au nom de la rentabilité ! (plan HPST)

Et puis on va supprimer des postes de fonctionnaires, voire des fonctionnaires (mobilité), pour améliorer le chômage, et démanteler l'Education nationale, privatiser La Poste, finir de liquider le code du travail, etc. etc.

Plus ultralibéral que Woerth, Lagarde, Sarkozy, ... tu meurs !

Et devant la montée prévisible du chômage, Sarkozy et ses amis vont s'occuper des chômeurs à la manière néolibérale ... en les culpabilisant et en les traquant avec le nouvel outil : France Emploi !!

Bref en cas de crise, tout est pardonné aux banquiers et aux actionnaires, auxquels on verse des milliards.

Mais envers les salariés pauvres, crise ou pas crise, on ne fera pas de cadeaux !

Un pauvre, selon le dogme néolibéral, c'est toujours un peu de sa faute à lui !!

Pas franchement responsable le salarié, mais toujours coupable !!!


C'est en constatant une telle situation que l'on se rend compte que le néolibéralisme n'est pas autre autre chose qu'une idéologie de lutte des classes, et plus précisément de la lutte implacable de la bourgeoisie pour maintenir ses privilèges ...

Tout le reste n'est que baratin destiné à amuser le peuple ...


Virons Sarkozy.

Exigeons un plan de relance et la mise en place d'un bouclier social !!



19:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

25 octobre 2008

Marie Antoinette.

On connait tous la fameuse réplique de la Reine, raccourcie en 1793, quand on lui disait que "le Peuple manque de pain" elle répliquait "mais qu'ils mangent de la brioche !" ...

Cette insupportable arrogance des nantis on la retrouve dans les déclarations quotidiennes des politiciens PS ou UMP à propos des problèmes des salariés.

Ce fut par exemple le cas de Sarkozy qui proposait aux Francais de "gagner plus en travaillant plus", comme si dans une entreprise ce n'est pas le patron qui décide de la quantité de travail ...

Ou encore le même Sarkozy (un cumulard !) qui proposait aux Français trop pauvres pour acheter un logement de devenir propriétaires en s'endettant à tout prix ...

Même la crise des" subprime" n'a pas suffit à chasser cette idée dangereuse car dans un rapport tout récent le CAE propose de multiplier en France ... le crédit hypothécaire ! (pdf)

Et nous avons droit à un discours sur la crise, en défense du capitalisme, qui vaut son pesant d'humour à la Marie Antoinette.

Rappelons d'abord que la crise actuelle est une crise classique du capitalisme provoquée par la baisse des taux de profits. (Cf Marx)

Le capitalisme fonctionne sur trois sphères indissociables, la première étant celle de l'exploitation des salariés, la seconde est celle de la circulation des marchandises et enfin la sphère financière concerne la circulation "libre" des capitaux.

Or la crise actuelle provient des méthodes insensées employée des capitalistes pour faire remonter les taux de profits depuis les années 80. Suite à la fin de la période "heureuse" provoquée par la reconstruction du monde après les destructions massives de la dernière Guerre mondiale !

En premier nous avons eu droit à des attaques frontales contre les salariés, contre leurs droits, contre leurs acquis sociaux.

En second lieu la "mondialisation" a permis aux marchandises de circuler sans entraves sur la planète.

Enfin la déréglementation généralisée a permis aux capitaux de circuler librement et de se déplacer partout en recherchant les meilleurs taux de profits, se déconnectant de plus en plus du réel.

Le système a relativement bien fonctionné puisque la concentration des richesses a atteint des niveaux sans doute jamais atteint dans l'Histoire. (100.000 personnes ont 5% de la richesse mondiale !)

Mais le système capitaliste est une machine inhumaine qui cherche toujours plus de profits et par n'importe quel moyens !

C'est à ce moment qu'est née cette idée, tout à fait dans le style de l'humour de Marie Antoinette, qui consistait à développer le crédit sans limites :

"les pauvres n'ont pas assez d'argent ? mais qu'ils en empruntent !!"

On croirait un gag mais c'est tout a fait sérieux. Aux USA les banques ont attrapé les plus pauvres et leur ont prêté de l'argent pour acheter une maison, puis elles ont "titrisé" cette dette et en ont vendu dans le monde entier ... on connait la suite !

Actuellement les Bourses mondiales ont perdu 25000 milliards $ de capitalisation, ce qui donne une idée des montants "fictifs" en circulation ...

A tel point que même les grandes municipalités françaises qui ont appuyés leurs trésoreries sur ces "produits pourris" se trouvent maintenant en situation délicate ... bonjour dettes et impôts locaux ...


Cela dit il va falloir payer. Et derrière les discours moralisateurs de Sarkozy sur le "capitalisme éthique" (!!) le gouvernement met en place, en concertation avec les autres pays capitalistes, les moyens de financer les pertes capitalistes en sur-exploitant les salariés.

Comme le dit Sarkozy : "Pendant la crise les réformes doivent s'accélérer"

Et certes pour éponger des milliers de milliards de pertes il va falloir pressurer les salariés comme jamais auparavant ...

Sarkozy amuse la galerie avec son "indignation" et ses "scandales" à deux balles et il met en place concrètement les outils qui feront remonter les profits sur fond de chômage et de misère pour les salariés ..

C'est pourquoi nous devons imposer un Bouclier social pour protéger les salariés en taxant ceux qui ont fait des profits exagérés ces dernières années.

21:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)