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24 novembre 2008

Relance.

La crise économique provoquée par le néolibéralisme en appauvrissant les salariés au profit d'une poignée de nantis, prend une telle ampleur que même les pays les plus "libéraux" ont décidé de lacher du lest.

C'est le cas de la Grande Bretagne qui a pris la décision de baisser la TVA, un impôt inique qui frappe proportionnellement davantage les pauvres que les riches, afin de redonner du "pouvoir d'achat" aux salariés et de relancer l'économie en augmentant la consommation.

C'est aussi probablement le cas aux USA dont le plan anti crise de Obama envisage des aides aux plus pauvres et une politique de l'emploi public qui sera la plus importante depuis le New Deal des années 30.

Dans ces pays et dans d'autres, les dirigeants bourgeois ont compris que le fondement de la crise c'est une accumulation inouïe de richesses pour une classe sociale et l'appauvrissement non moins inouïe pour l'autre classe sociale, qui constitue la majorité de la population ...

On est passé des années fastes - enfin tout est relatif - de la reconstruction économique de l'après guerre aux années fric et anti sociales de l'époque Reagan Thatcher. Destruction des lois sociales, précarité généralisée, "working poors" ...

L'idéologie des années 80-90 est celle de l'offre qui consiste à tout donner aux entreprises (lire capitalistes :) et à tout reprendre aux salariés.

C'est cette idéologie que Brown ou Obama, sans la rejeter, essayent d'adoucir en espérant que sitot la relance économique revenue, le capitalisme pourrra reprendre sa course folle - et brièvement interrompue - vers des profits toujours plus élevés. Croyance stupide bien sur, mais on ne peut pas leur demander de changer le système qui leur profite tellement bien !


En France rien de tel sur le plan politique.

Aujourdhui Sarkozy nous explique que puisque les "pris baissent" il est inutile de baisser la TVA.

Raisonnement cynique d'un politicien bourgeois au service quasi exclusif des intérêts du capitalisme.

Raisonnement stupide, néanmoins. Car si les prix baissent, les revenus des salariés baissent encore plus vite !!


Mais pire quand on examine l'action du gouvernement, notamment dans la préparation du budget 2009 (Projet). Amendements anti sociaux, décrets scélérats, c'est une avalanche de coups contre tous les salariés.

La retraite insidieusement dirigée vers les 70 ans, tandis que l'Europe - car si on oublie l'Europe capitaliste, elle ne ne nous oublie jamais - prépare une directive imposant un minimum de 65 ans pour les retraites !

Même les maigres allocations touchées par les salariés victimes d'accidents du travail viennent d'être rendues imposables. Encore cela que ces salauds de pauvres ne toucheront pas ! (Une mesure particulièrement abjecte quand on pense que les revenus des stocks options continueront à bénéficier d'avantages fiscaux !)

A peu près toutes les catégories de salariés du privé ou du public voient leur situation se dégrader et de nouvelles attaques lancées contre eux par le gouvernement Sarkozy.


Je crois que dans la situation grave que nous traversons, l'élimination du gouvernement Sarkozy - par les urnes ou dans la rue - devient une question de survie pour une majorité de la population.

Depuis quelques mois les annonces de licenciements se multiplient. La seule réponse concrète du gouvernement consiste à organiser la traque et la culpabilisation des chômeurs (tous des feignants qui ne veulent pas travailler selon le dogme néolibéral !!)

Depuis des années, les mesures médiatiques de Sarkozy en faveur des salariés se sont révélées être des arnaques.

En 2004 il lançait un grand "plan" pour "obliger les banques" à adopter des tarifs raisonnables. En 2008 je vous laisse juger du coté social des méthodes des banques. Et la grande rodomontades actuelle sur "on va obliger les banques à faire du crédit" se révèlera une arnaque de plus, bien évidemment.

Donc la question centrale de ces prochains mois (ou années) sera de contraindre le gouvernement - par une coordination unitaire des salariés - à prendre des mesures de protection des salariés contre les effets de la crise du capitalisme. Ce qu'on pourrait appeler "un bouclier social"

- augmentation des salaires
- augmentation des aides sociales
- lancement de chantiers publics
- prélèvement sur les profits excessifs

C'est à dire la limitation des profits et de la spéculation, une augmentation des revenus des salariés et le lancement de travaux d'intéret public.

Mais pour cela, à mon avis, un préalable :

Dehors Sarkozy et ses complices PS-UMP !!


19:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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