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28 février 2009

Une bonne initiative.

Décidément depuis le début du mouvement social guadeloupéen on voit émerger toutes sortes de "bonnes idées". Déjà en soi, l'exemple du LKP composé de 48 organisations différentes (48 !!) qui agissent de façon coordonnées ca nous change des 1000 et un syndicats métropolitains qui organisent soigneusement la désorganisation des salariés.

Cette fois un groupe de syndiqués - dont j'ignore l'origine politique - a choisi de mettre les pieds dans le plat et d'appeler à l'unité syndicale dans l'action et non dans la gesticulation.

Voeux pieux sans doute, compte tenu du pourrissement de l'appareil syndical, mais une bonne idée à creuser !

Source.


Collectif National pour un Front Syndical de Classe mis en place par les initiateurs CGT et FSU de la « lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux »

collectif.syndical.classe@laposte.net

Face à Sarkozy, au Medef et à l'UE,
construire par en-bas le tous ensemble en même temps

Le pouvoir mène une guerre sans limite contre les intérêts et les acquis des travailleurs et la crise va accélérer cette régression sociale dans des proportions dramatiques ; face à cette situation, la France deviendra un pays de misère pour les travailleurs si ceux-ci ne parviennent pas à construire un mouvement d'ensemble durable bloquant le profit capitaliste, comme en 36, en 68 ou comme en Guadeloupe actuellement, qui seul pourra faire plier le gouvernement et le patronat et permettre la satisfaction des revendications et des aspirations populaires.

D'un côté, des travailleurs du public et du privé, retraités, chômeurs... subissant la régression sociale et la crise capitaliste : salaires bloqués voire en baisse (comme à IBM ou chez Renault où les salaires n'augmenteront pas cette année et où les primes vont être fortement réduites) tandis que les prix montent, licenciements qui se multiplient (+ 100 000 chômeurs en janvier !), suppressions de postes massives dans le public, casse de l'hôpital, des universités et de l'Education nationale....

De l'autre, 54 milliards de bénéfices (+ 14 %) distribués aux gros actionnaires du CAC 40 pour 2008, des centaines de milliards d'euros publics versés sans aucun contrôle aux grandes entreprises, des milliards d'exonérations de cotisations sociales...

De l'argent et des moyens dans notre pays, il y en a bien. Mais il ne sert qu'à engraisser le grand capital au nom d'une politique unique euro-formatée et imposée aujourd'hui en France par Sarkozy et son gouvernement qui sont les commis des Bouygues, Lagardère, Bolloré, Rothschild et autres Pinault.

Face à cette situation, les mobilisations se succèdent depuis des mois et se ressemblent, massives et posant avec détermination les revendications populaires : augmentation des salaires, interdiction des licenciements et des délocalisations, retrait des contre-réformes euro-libérales (hôpital, Education de la maternelle à l'université...), refus des privatisations et de la casse des services publics, non à l'exploitation néo-coloniale dans les DOM...

Ces nombreuses luttes, qui ont débouché le 29 janvier sur une journée interpro d'une ampleur exceptionnelle, sont massivement soutenues par la population tandis que Sarkozy, décidé à maintenir coûte que coûte son programme de « rupture » thatchérienne, est de plus en plus impopulaire.

Dans ce contexte, l'affrontement entre le Travail et le Capital peut déboucher aussi bien sur une formidable victoire populaire que sur une défaite cuisante si les luttes à la base ne parviennent pas à trouver le chemin de l'unification.

Malheureusement, les directions syndicales françaises ont clairement choisi de tout faire pour empêcher la convergence des luttes et la construction d'un rapport de forces durable pour gagner, seul moyen de faire plier Sarkozy, le MEDEF et l'UE du Capital. Ce choix stratégique s'inscrit dans leur collaboration au sein de la direction de la Confédération Européenne des syndicats, financée par l'UE pour accompagner la construction européenne capitaliste, et dont le secrétaire général expliquait en décembre 2008 que les syndicats devaient désormais inscrire sur leurs banderoles le mot d'ordre : « sauver le capitalisme de lui-même ». Tout un programme au nom duquel les états-majors syndicaux français agissent pour canaliser les luttes et les empêcher de remettre en cause un système qui ne peut plus se survivre qu'en détruisant au quotidien les acquis sociaux et démocratiques du peuple.

C'est ainsi que, soumis à une très forte pression de la base militante et des luttes de la fin 2008, ils ont décidé d'une journée d'action le... 29 janvier pour s'empresser ensuite d'attendre et de laisser le gouvernement reprendre la main par l'annonce d'un « sommet social » le 18 février dont il était évident qu'il ne sortirait rien, avant d'en appeler à une nouvelle journée d'action le... 19 mars, qui porte qui plus est sur des revendications très éloignées de celles qui s'expriment dans les entreprises : la plate-forme des 8 organisations syndicales ne formule aucune exigence précise en matière de salaires ou demande aux travailleurs de faire grève pour « réglementer la sphère financière internationale ». Deux mois perdus pour les travailleurs mais deux mois gagnés pour le gouvernement contre la colère populaire alors que dans le même temps, rien n'a été fait pour assurer le solidarité et la convergence autour de la grève historique des Universités et de la Recherche, à laquelle les étudiants se joignent de plus en plus massivement, et de la grève générale en Guadeloupe laissée sans soutien pendant des semaines.

Sans parler de Chérèque dont la mission est de trahir chaque mobilisation, il est en particulier indigne que B. Thibault, intervenant en direct à la télévision au soir de la réunion du 18 février, n'ait critiqué que du bout des lèvres les « propositions » de Sarkozy alors que celui ci mène une guerre de classe contre les travailleurs et qu'en outre il n'ait mentionné la lutte des DOM ou des universités, ni même dit un mot sur l'assassinat d'un militant CGT en Guadeloupe, dans des circonstances troubles mais dans lesquelles le choix du pourrissement et de la tension par le gouvernement a de toute évidence beaucoup pesé.

De même, que penser des positions actuelles du secrétaire de la FSU et de la direction du SNES qui, contre l'avis même du syndicat FSU du Supérieur, refusent de soutenir les revendications des universitaires et des étudiants en grève reconductible, laissant une fois de plus du répit au gouvernement et retardant l'unification des revendications et des actions entre tous les personnels de l'Education ?

Quant au syndicat Solidaires qui, après le recentrage de la confédération CGT, occupe désormais le terrain « radical » sur le plan médiatique, il déclare que si la date du 19 mars est bien un peu tardive pour la convergence des luttes, l'essentiel est que l'unité syndicale ait été préservée.

Mais les travailleurs n'ont que faire d'une unité de sommet qui ne sert concrètement qu'à faire gagner du temps au pouvoir et à empêcher toute construction d'un rapport de forces pour gagner.

L'unité dont les travailleurs et la jeunesse ont besoin, c'est à la base, pour l'action et à partir des revendications réelles qui s'expriment dans les luttes :

- augmentation des salaires et SMIC à 1600 euros nets

- interdiction des licenciements et des délocalisations

- contrôle par les travailleurs des milliards donnés par le gouvernement

- pour la défense des services publics (Education Nationale, Hôpital,…)

- contre la casse des acquis sociaux (sécu, retraite après 37,5 annuités, à 50 ans pour les travaux pénibles)…

L'unité dont les travailleurs ont besoin c'est, en coordonnant au niveau national les mobilisations sectorielles à la base, pour construire un rapport de forces de haut niveau capable de battre Sarko-Medef.

Mais les directions syndicales jouent un rôle de frein au lieu de jouer celui du moteur. C'est donc par en-bas, à partir de nos syndicats et des luttes dans les usines, les services, les écoles, collèges et lycées ,les hôpitaux ou les universités, à partir des réunions interpro dans les communes ou les départements, à partir de coordinations articulant syndicat et AG de grévistes, que nous pourrons imposer le tous ensemble en même temps durable alors que d'ici le 19 mars, des journées de lutte sont annoncées le 5 mars (grève à l'Hôpital, début de la grève générale à la Réunion) ou le 11 mars (journée nationale dans les universités)....

En renouant avec le syndicalisme de classe et de masse qui fit la grande CGT et les acquis des travailleurs de France, salariés du privé, du public, jeunesse étudiante et lycéenne, couches sociales étranglées par Sarkozy, le Medef et l'UE, nous aurons la force de gagner. Avec ou sans les directions syndicales.

Le Capital bloque le pays et les travailleurs. Bloquons le Capital !

Les DOM et l’Université montrent le chemin :

« Lyanache kont la pwofitation » sur TOUT LE TERRITOIRE NATIONAL !

11:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

26 février 2009

Lettre du LKP.

Trouvé sur le site martiniquais du Collectif du 5 février, un texte qui donne à réfléchir.


Lettre du LKP aux militants

Lettre à tous mes compatriotes

Voila déjà 1 mois que nous sommes en grève en Guadeloupe et personne n’est mort de faim. Nous avons malheureusement perdu l’un de nos compatriotes de manière très douteuse, et j’espère comme tout un chacun, avoir des éclaircissements sur cette grosse bavure.
Mes chers compatriotes, tout semble être fait pour nous casser mentalement afin que nous cédions ou que nous nous retournions contre le LKP.

Soyez conscients et observateurs dorénavant. La CAF a décidé de ne pas faire les virements de ses allocataires ce mois-ci. Les banques vont sûrement rejeter les échéances de crédit. Certains employeurs vont sûrement menacer de licencier le personnel absent. Mais n’oublier pas une chose, si vous n’êtes pas dans les entreprises, elles ne peuvent pas fonctionner. Si vous n’acheter pas dans les commerces, ils ne peuvent pas exister. Ils ont aussi des crédits à payer, et sans votre argent, ils ne peuvent pas les payer.

Vous êtes le pot de fer et eux le pot de terre.
Ne vous laissez pas impressionner
Vous avez de quoi vivre sur votre île et ce, sans limites. Plus d’une centaine de catégorie de fruits et légumes tous plus nourrissants les eux que les autres.
Vous n’avez qu’un seul souci, vous êtes devenus dépendants de l’extérieur.

Canal sat, Orange, EDF, Générale des Eaux, Voitures, Hypermarché, Boite de nuit …. J’en passe et des meilleurs.

Essayez de réfléchir à une solution pour réduire voir même supprimer votre dépendance aux choses.
Canal sat > télé locale
Orange > téléphone fixe ou internet
EDF > elctricité solaire, electricité éolienne
Générale des Eaux > Citerne personnelle
Voiture > Système de transport très bien organisé et co voiturage - Vélo
Hypermarché et Fast Food > jardin locale et consommation chez les maraichers locaux.
Remplacer les plantes ornementales par des légumes et fruits de chez vous.
Boite de nuit > soirée entre amis et parents …. (Temps, zouk, surprise party hommes boissons/ femmes pâtisseries)

Nos mauvaises habitudes causent notre perte en terme d’indépendance personnelle.
Que chacun d’entre nous reprennent l’habitude de dire bonjour à son voisin.
Prenez l’habitude de partager ou échanger vos repas entre voisins. Développez la fête des voisins.
Essayez de vous découvrir des passions communes entres voisins et partagez vos connaissances à ce niveau.
Que vos enfants prennent l’habitude de travailler ensemble dans leur quartier. Ils apprendront donc à mieux se connaître et donc à s’apprécier.
Nous avons développé l’esprit de concurrence et il nous nuit désormais.

‘O pi bel kaz, o pi gwo loto, bref, o pi kouyon’

N’avez-vous pas remarqué que malgré vos superbes maisons et voitures, que vos enfants ne veulent plus y revenir dès qu’ils sont partis en France ?
Navez-vous pas remarqué que vos enfants ne veulent jamais allez autre part que chez MacDo pour manger ?
N’avez-vous pas remarqué que vos enfants sont plus gros que vous à leur age ?
N’avez-vous pas remarqué que vos enfants sont toujours fatigués et très souvent malades ?

La faute à qui ? A eux ? Non ! A vous.

Eh oui, à vous la très grosse faute. Vous avez choisi la belle façade au détriment de la bonne évolution. Vous avez choisi l’assistanat au détriment du développement, même personnel. En bref vous avez choisi d’être fainéant au lieu d’être constructeur.
Aujourd’hui, vous vous retrouvez bloqué parce que vous avez décidé de résister à l’oppression. Beaucoup d’entre vous crient tout de suite ‘il faut arrêter, ça suffit ‘.
Seriez-vous des lâches ?

An tout bitin, sé zié ky lache.

Ne regardez pas cette grève avec des yeux de perdants, regardez là avec des yeux d’hommes et de femmes qui veulent changer leur devenir et celui horrible qu’ils ont mis en place pour leurs enfants.
Réapprenez à vous servir de vos 2 mains et de votre cerveau de manière constructive. La dépendance aux autres est toujours nuisible.

Dépendre d’autrui pour vivre n’est que survivre.



Emouvant et sur certains points c'est "tellement vrai" !


En attendant les évènements s'accélèrent en Guadeloupe, le gouvernement et le patronat sont revenus - enfin - à la table des négociations qu'ils rejetaient depuis quelques jours.

Afin de montrer à l'opinion publique qu'ils sont "raisonnables" et que le LKP est "jusqu'au boutiste" ils ont mis sur la table la revendication des 200 euros par mois et ils ont apporté "leur" solution.

Ils proposent un montage extravagant composé d'une superposition de mesures (une "usine à gaz")

- le patronat accorde généreusement de 50 et 90 euros (sic) aux bas salaires
- l'Etat compensera par une aide aux entreprises
- les collectivités locales fourniront - mais à qui exactement ? - 50 euros
- le RSA accordera - en violation de la loi ? - un montant de 80 euros

On arrive par une étonnante addition de pommes et de poires à un montant de 180 euros, seuil psychologique pour bien monter qu'on a fait un compromis et satisfait la revendication à 95% !!

Donc le LKP est satisfait, la grève cesse et tout le monde rentre au travail (et au même salaire qu'avant !) en attendant la manne promise :)

Bien joué.

Et apparemment une partie du collectif LKP se satisferait de cette véritable arnaque.


Car en fait les 180 euros éventuels, peu de gens ont des chances de es toucher réellement et surtout pas très longtemps !

La proposition la plus vicieuse est sans doute celle de recourir au RSA "aménagé", solution d'ailleurs limite illégalité car le RSA est codifié par la loi de décembre 2008 de manière assez stricte.

Et surtout le RSA est très conditionnel, très variable et très fugace ... s'il manque une virgule sur la brouette de formulaires que vous devez fournir à l'Administration ..... adieu RMI, RSA ...

Idem si l'administration estime que certes vous avez droit au RSA, mais que votre train de vie lui parait suffisant ... adieu RSA

Bref tout ca sent la bonne arnaque sarkozienne de derrière les fagots (on a l'habitude ca fait déjà deux ans qu'on se fait avoir !)


Par ailleurs, la revendication des 200 euros ne doit pas faire oublier que la situation des salariés aux Antilles exige de nombreuses autres mesures de justice sociale, pour la Guadeloupe le LKP a proposé 123 points à négocier ...

Rien n'est donc encore réglé.



PS
Et pendant ce temps en Martinique, des agitateurs de bon aloi (la police politique secrète de Sarkozy qui sévit actuellement en Guadeloupe a visiblement envoyé un détachement en Martinique !!) permettent aux CRS de taper sur tout ce qui bouge ...

Méthode typiquement "libérale" mais qui n'a pas trop marché en Gwada :)

L'Armée peut être ?

20:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

25 février 2009

78%

Il y a parfois des sondages étonnants, mais réconfortants aussi !

Hier 78% des sondés approuvent la lutte et les revendications des grévistes de Guadeloupe.

On retrouve le vieux phénomène de "grève par procuration", les salariés sont bien conscients que l'issue du conflit antillais est susceptible de changer la donne sociale, en bien ou en mal !

- si les grévistes emportent les 200 euros par mois et leurs revendications sur le pouvoir d'achat, les services publics, ou les revendications locales (cf programme du LKP), ce sera un puissant encouragement pour résister à la crise du capitalisme en France

- à l'inverse, si les Guadeloupéens reprennent le travail sans rien obtenir d'autres que des clopinettes, ou même avec rien sauf des coups de matraques, l'exemple guadeloupéen fera réfléchir les salariés français


Alors je crois qu'on doit être nombreux à observer de près la situation.

Pour suivre de plus près les évènements j'ai fabriqué une page guadeloupe


Il ne fait plus de doute que tous les moyens sont utilisés en ce moment pour écraser la mobilisation en Guadeloupe.

Gouvernement et patronat sont prêts à tout, il a suffit d'un coup de téléphone du patronat pour faire renvoyer un ministre de Guadeloupe, ce qui en dit long sur la subordination de ce gouvernement et aussi sur la détermination du patronat à ne rien céder.


Solidarité avec les salariés guadeloupéens en lutte contre un patronat particulièrement rétrograde !!

20:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

21 février 2009

Guadeloupe.

J'ai arrangé un peu le site contenant infos et liens sur la situation en Guadeloupe.

Guadeloupe.


Ce qui devrait permettre de gagner du temps pour se tenir au courant des évènements.


Les négociations ont été interrompues pendant le week end mais les infos qui ont été rendues publiques sont inquiétantes.

L'augmentation de salaires de 200 euros (dans une zone ou les salaires sont bas et le cout de la vie plus du double de la France) a été ramenée par le patronat à 35 euros ...

Et cela en pleine grève générale, une fois la grève finie il va rester 3 ou 4 euros ...

On est dans le foutage de gueule permanent ...

Sarkozy et le MEDEF ont donc tellement confiance dans les CRS et les militaires ??




23:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

20 février 2009

Guadeloupe.

Surprise ! Pas de note pour aujourd'hui !

Mais une page regroupant des liens RSS et Web pour se tenir au courant de la situation en Guadeloupe.

Page d'information.


Le premier onglet résume les recherches dans Google et Wikio, le second affiche la recherche dans Yahoo et les deux autres affichent quelques liens intéressants, notamment en vidéos.


C'est un peu bricolé et je complèterais dès que j'aurais un moment.

Mais c'est parfaitement utilisable.

14:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)