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19 septembre 2011

Cynisme et indécence.

Voila comment on pourrait resumer le spectacle donné par "le queutard de New York", pour employer l'expression d'un celebre humoriste

Indecence parce que toutes les preuves (traces ADN, marques de coups, etc) prouvent qu'il n'y a pas eu de relation consentie, mais une agression

Et c'est seulement le statut social inferieur de la victime (non crédible parce immigree, proche d'un délinquant, etc) et une particularité de la justice américaine qui ont permis d'obtenir un non lieu (mais évidemment pas un acquittement !)

En d'autre termes la "justice" admet qu'il y avait peut être un crime ou un délit mais que la faible "crédibilité" de la victime empeche de juger l'agresseur

Il faut bien comprendre que par non crédible on ne parle pas tant du crime, qui lui est tout a fait crédible, mais de l'importance sociale de la victime ...

En d'autres termes si la victime avait été une femme de la bonne société, l'agresseur serait encore à Rykers Island ... au lieu de parader a la télé !!

 

Cynisme parce que disposant de l'argent (beaucoup d'argent, des millions) il croit pouvoir échapper à tout, comme il a échappé a la justice quand il s'est attaqué a une de ses employée du FMI ou a une journaliste en France

Sans parler des autres qui doivent vivre dans la crainte d'avoir des ennuis ...

Et plus fort encore, penser que grace a son argent et a ses (très) nombreuses et puissantes relations il s'en sortira toujours et redeviendra meme un homme politique ..

Et cette fois le cynisme croise la betise. Deja que les francais n'ont pas une bonne opinion des hommes politiques, leur proposer d'élire un quasi délinquant sexuel c'est trop fort !!

 

Et sur le fond, toujours la meme rengaine, ecoeurante : oui, bon, il a abuse d'une servante, ou est le mal ?!

 

Bref, cette affaire nauséabonde n'appelle qu'un grand  "beurkk" !!

Commentaires

La jeune fille et la mort

Ce que je vais vous raconter s’apparente à une tragédie grecque.
Quand la fille vint dire à sa mère que Prestige, Monsieur Prestige a tenté d’abuser d’elle…
La mère cessa brusquement de croire que la vie était belle.
- Tu dis bien « tenté d’abuser », si je ne m’abuse ? Qu’est-ce qui s’est réellement passé ? seulement tenté ou complètement abusé ? Juste essayé ou transformé l’essai ?

La mère était dans tous ses états… elle se retenait mais elle était toute retournée
- Il t’a peut-être semblé, Tristana, juste semblé ?
La fille était scandalisée, outrée de voir que sa mère qui ne savait rien encore en doutait déjà…
- Je voudrais déposer plainte… lâcha la fille pour bien montrer que son émotion n’était pas feinte…
-
Tristana avait l’air d’en savoir davantage sur Prestige que sa propre mère qui le connaissait de près, puisqu’elle œuvrait pour la même cause que lui, siégeait dans le même parti…quasiment sur le même siège.
Prestige n’était pas un homme comme les autres. Il constituait à lui seul, la promesse d’une aube qui sauve. La gloire était à sa portée… qui dit gloire pour lui, dit victoire pour les siens… donc pouvoir et conquête du pouvoir assurée.
La mère était partagée… tiraillée… contrariée…
Tout lui interdisait de donner raison à sa fille…
- Est-ce que tu vas bien au moins, lui demanda-t-elle ? Tu sais ma petite chérie, à ton âge, on somatise, on traumatise mais on cicatrise aussi vite… t’en verras d’autres, tu sais ?

La fille s’en alla raconter ici et là, sa funeste mésaventure, mais fut à chaque fois découragée de retourner le couteau dans la plaie…
Et un jour, en pleine nuit, on découvrit Monsieur Prestige genou à terre, sur un écran de télé, retenu prisonnier après avoir commis son énième forfait… le forfait de trop, qu’il aurait pu s’épargner… mais il n’était pas dans son pouvoir de limiter son pouvoir… il est tombé et avec lui toutes les espérances placées en lui… ce jour là, la mère qui en avait trop sur le cœur confia à sa fille que Prestige n’était autre que son père… et les deux se sentirent brusquement solidaires : la première parce qu’elle a caché la vérité et la seconde parce qu’elle ne voulait pas l’apprendre…
- Et lui… et lui… est-ce qu’il le savait ? demanda Tristana

Ah ! J’ai failli à tous mes devoirs, j’ai oublié de vous dire si c’était une histoire vraie ou une vraie histoire…
http://www.lejournaldepersonne.com/2011/07/la-jeune-fille-et-la-mort/

Écrit par : le journal de personne | 19 septembre 2011

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