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22 octobre 2008

Telerealité.

Vu depuis les médias francais la crise financière est d'une simplicité biblique.

Une poignée de spéculateurs véreux ont provoqué des "perturbations" dans l'excellent système capitaliste.

Mais heureusement notre vaillant chef, Nicolas Sarkozy est la.

Autoproclamé fuhrer de l'Europe et sauveur du monde économique capitaliste.

Son plan de sauvetage national est en train de sauver notre pays et ses rodomontades internationales vont instaurer une éthique financière planétaire.

Telle est la "réalité" telle qu'elle ressort des radios, journaux télévisés et déclarations politiques de la droite, Bayrou inclus, mais même d'une partie non négligeable de la "gauche" ...

Le journal Libération publie un article documenté qui permet de comprendre pourquoi les médias sont tellement intéressés dans la promotion de Sarkozy : Tele Sarkozy

L'année prochaine les chaines privées auront le monopole de la publicité et le directeur de la télé publique sera nommé ... par décret présidentiel.


Cela dit la réalité telle qu'elle apparait sur le terrain est tout à fait différente.

Et c'est une tellement longue suite d'échecs personnels de Sarkozy :

- le pouvoir d'achat ... laminé

- la croissance promise après les cadeaux fiscaux aux plus riches ... oubliée

- le Grenelle de l'environnement ... du vide et des taxes

- les heures supps ... du chômage en plus

- la gesticulation européenne ... une cacophonie

- les grands discours internationaux ... Bush rigole et donne rdv quand il sera parti :)

- et tout le reste est à l'avenant


Démagogie, mensonges, incompétences, absence de résultats dans tous les domaines (sauf pour les ventes de Tazer !)

16 mois de gouvernements = 16 mois d'échecs

Alors appliquons enfin la culture du résultat que Sarkozy impose au moindre petit fonctionnaire !

Pas de résultats ... la sanction !

Dehors Sarkozy.



Et mise en oeuvre d'un vrai plan de relance économique !

Puisque maintenant on sait qu'il y de l'argent ... pour certains !

20:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

21 octobre 2008

Banques.

Le plan Sarkozy de "soutien" aux banques et aux gros actionnaires se précise.

L'enveloppe de 360 Mds d'euros est répartie ainsi : voir détail.

- 40 milliards pour créer un fonds de participation.

L'Etat va donc prêter de suite 10 milliards aux six banques qui l'ont demandé, sous forme de prêts (des obligations, sans droit de vote)

En aucune manière Sarkozy ne se met en situation de contrôler les banques. En fait s'agissant de structures privées le contrôle administratif sera très difficile, même la Cour des comptes aura des difficultés.

Mais on nous assure que les banques prendront un "engagement éthique" (défense de rigoler !)

Et puis ajoute l'inénarrable Lagarde, l'Etat gagnera de l'argent !

Cette démarche est inacceptable. Car si les banques sont si importantes et sont tellement en faillite, alors il faut que l'Etat joue son rôle et en prenne le contrôle. Ce qui a été fait dans les autres pays européens y compris en Grande Bretagne.

En plus l'Etat finance les banques en empruntant sur le marché aux gros capitalistes, si bien que même si le prêt bancaire rapporte de l'argent, l'emprunt de l'Etat va couter des fortunes aux contribuables ... sur plusieurs générations.

Ce qui signifie que la solution Sarkozy emprunte aux plus riches pour leur rembourser leurs pertes et leurs versera ensuite des intérêts sur cet emprunt salvateur !

La solution est pourtant simple. Le système financier privé ne fonctionne pas. C'est prouvé.

Il faut que le crédit soit nationalisé et revienne sous le contrôle des élus du peuple. Surtout si c'est le peuple qui paie ..


- 320 milliards pour créer une société de refinancement.

Cette fois le gouvernement ne le cache même pas, il s'agit d'une société de droit privé qui va gérer les 320 milliards de fonds publics !

Le principe est assez simple, les banques qui ont trop spéculé et trop perdu prendront l'argent de l'Etat et donneront en échange leurs créances pourries ... dont la charge viendra peser sur le budget de l'Etat.

Un intéressant débat explique la chose. Assemblée.

C'est purement et simplement un transfert de richesse des contribuables vers les spéculateurs.

A ce propos, les néolibéraux UMP-PS ne cessent de nous faire l'éloge des banques qui auraient seulement peché par imprudence. Alors il faut rappeler les faits.

D'abord une banque privée est une société commerciale, avec des (gros actionnaires) et dont le but n'est pas d'aider l'économie mais de faire du profit, toujours plus de profit et par tous les moyens.

Y compris par le recours insensé au crédit, au crédit hypothécaire par exemple.

C'est mensonger et stupide de présenter les banques privées comme un "service vital pour la nation". Car ce dont la nation a besoin c'est d'un service public financier au service de tous les citoyens et non d'une poignée d'actionnaires.

Or cet embryon de service public bancaire avait été crée après 1945 et il a été détruit et privatisé par les néolibéraux dans les années 80.


D'autre part traditionnellement les banquiers avaient adopté une règle de bons sens : séparer les activités bancaires.

- d'une part les banques de dépôts et de crédit

- d'autre part les banques d'investissement spéculatifs

De nouveau cette règle élémentaire a été détruite par les néolibéraux dans les années 80 au nom de "la liberté des marchés", censée résoudre tous les problèmes.

Actuellement les établissements bancaires pratiquent la confusion des genres, ce qui explique qu'ils sont tous en train de couler pour avoir participé à une arnaque américaine ...

Et de nouveau la nationalisation est la seule solution qui empêchera les gestionnaires des banques de confondre banque et casino.



A l'horizon 2009 c'est la crise économique qui se profile avec ses millions de chômeurs, la misère massive, et sans doute pire ...

Il faut imposer un plan d'urgence en faveur des salarié.


Nationalisation des banques !

Plan de relance économique !

Bouclier social anti crise !

21:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

19 octobre 2008

Plan d'urgence.

Il n'est plus possible de nier la réalité de la crise financière, comme le faisait le gouvernement Sarkozy depuis des mois. La seule question qui se pose encore c'est de savoir si la crise financière mondiale va s'accompagner d'une crise économique grave.

Les avis sont partagés. Par exemple après le Krach de 1987 ce fut une période de relance économique. Néanmoins la crise actuelle est autrement plus grave et les preuves d'une récession mondiale se multiplient. Mon opinion est qu'une nouvelle crise de type années 30 est proche. (j'espère me tromper mais je n'y crois guère)

Pour le moment, la crise vient de plomber les bilans des banques de milliers de milliards et il va falloir rembourser.

Il y a deux options et seulement deux.

- soit on fait supporter le poids de la crise sur les gros actionnaires, ceux dont la cupidité a provoqué le désastre.

- soit on fait payer la crise par les budgets des Etats, c'est à dire in fine par les travailleurs sous forme de hausse d'impôts et de réduction des droits sociaux

Je vous laisse deviner quelle option l'émouvant Sarkozy, et ses bons amis de l'industrie et de la finance, ont choisi !

C'est pourquoi il est important de se mobiliser pour un plan d'urgence en faveur des salariés, si nous ne voulons pas être - une fois de plus - les dindons de la farce.

En première "approximation" un plan d'urgence devrait s'articuler ainsi. Voir aussi celui du NPA.


1 - Nationalisations des établissements financiers.

Vous me direz que la nationalisations des banques ... Sarkozy est en train de le faire !

Et je vous rétorquerais que les "nationalisations" à la Sarkozy sont une vaste fumisterie. L'Etat va prendre des participations dans les banques sans même prendre des actions avec droit de vote !

Autrement dit Sarkozy injecte 40 milliards sans même avoir le droit de participer aux décisions !!

Les néolibéraux s'en tiennent toujours à leurs dogmes idéologiques du 19ème siècle : dé-re-gle-men-ter !! et "loi du marché" !!

Mais maintenant qu'ils ont montré que ce système conduit à des catastrophes, il faut en finir avec le néolibéralisme et nationaliser les établissements financiers utiles.

- virer les dirigeants actuels de ce système de Bourse-Casino

- ne pas indemniser les actionnaires qui ont fait des profits inouïs

- rétablir le fonctionnement normal banques de dépôts et de financements

Après tout les banques, lorsqu'elles ne sont pas aux mains de spéculateurs, sont utiles à l'économie.



2 - Plan de relance économique.

Les plans Bush aux USA et Sarkozy en France consistent à donner aux établissements financiers des sommes colossales (700 milliards $, 320 milliards €) et ce n'est qu'un début.

Ces sommes seront gérées par des organismes bancaires privés (si !) et on peut facilement imaginer ce qui se va se passer :)

Ce qu'il faut exiger c'est que ces sommes soient utilisées pour soutenir des activités socialement utiles. Nous manquons d'écoles, de crèches, d'hôpitaux, de transports de qualité, etc.

Avec 320 milliards on peut relancer l'économie, créer des emplois ... et en plus satisfaire les besoins de la population.



3 - Mise en place d'un bouclier social.

Les perturbations financières vont certainement avoir pour conséquence des licenciements massifs, des baisses de salaires et une aggravation des conditions de vie des salariés.

Je reprends donc l'excellente idée de M. Husson sur la nécessité de mettre en place un "bouclier social".

C'est à dire des dispositions de grandes ampleurs, financées par un prélèvement sur les dividendes excessifs, pour protéger les salariés.

- augmentation des indemnités chômage pour les victimes de la crise

- plans d'urgence de logements et de soutiens aux familles en difficultés

- salaire minimum fixé à 1500 euros nets

- indexation des salaires sur l'augmentation des prix


Ces mesures simples suffiront à réduire sensiblement l'impact de la crise économique provoquée par le néolibéralisme.

Quand aux financements il n'y a pas de soucis.

De nos jours on est capable de trouver 360 milliards d'euros en une après midi :)



NATIONALISATIONS DES BANQUES

PLAN DE RELANCE ECONOMIQUE

BOUCLIER SOCIAL




PS
Mais sauf à descendre massivement dans la rue je ne vois vraiment pas comment on pourra convaincre les capitalistes de renoncer à une petite partie de leurs fortunes et de leurs profits en faveur des simples salariés !?

13:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

16 octobre 2008

Carnet mondain.

Encore un mes jeux mots approximatifs :)

Il s'agit d'annoncer la naissance du site internet (provisoire) du NPA : Le bébé.

Je ne vous dirais pas que le NPA est bien ou mal, on verra avec le temps, mais je dirais simplement que c'est actuellement le seul parti politique en France qui développe un discours (enfin un discours raisonnable !) réellement anti capitaliste !!

Rien que pour cela il mérite le détour.

Par ailleurs le site commence à rassembler une bonne documentation sociale et politique.

Ca changera un peu du discours unique UMP-PS (+ quelques faire valoir) sur la défense inconditionnelle du néolibéralisme, qui est la forme moderne et sauvage du capitalisme.

D'ailleurs - nième capitulation en rase campagne - le PS ne s'est pas opposé au "plan de sauvetage" des 360 milliards d'euros que nous allons donner en faveur des capitalistes dans le besoin ... no comment !


En ce moment le gouvernement essaye de jouer sur toutes les ficelles pour faire adhérer les Français à son plan de défense du capitalisme :

- au début il nous a annoncé que c'était un simple dysfonctionnement des circuits financiers, essentiellement l'oeuvre de quelques traders malhonnêtes et cupides ...

- ensuite nous avons eu le chantage à l'emploi avec Sarkozy qui prétend que sans le "plan des 360 milliards" notre économie va mourir, le chômage augmenter, nos retraites vont être supprimées ... (votre chien va être écrasé et vos enfants vont se droguer :)

- nous avons droit aussi à des appels émouvants sur la nécessaire "union nationale", de la part de gens qui sabotent la Sécurité sociale, dénoncent la solidarité nationale et défendent les capitalistes qui délocalisent en Chine ...

- ultime diversion : la Marseillaise devient une affaire d'Etat et tous les médias se focalisent sur une poignée de jeunes voyous de banlieues, pour éviter de parler d'autres choses

Et je suppose que nous allons connaitre pire dans peu de temps !


La vérité c'est que nous avons une double crise : du système financier néolibéral - c'est à dire mondialisé et sans contrôles des peuples - et également une crise économique provoquée par les années de baisse des salaires imposées - souvent à la matraque - par les gouvernements néolibéraux.

Les séparer est une vue de l'esprit. Les mondes financiers et industriels fonctionnent en symbiose, pratiquement depuis un siècle.

La crise provient du fonctionnement normal du système capitaliste. Depuis les années 80, la répartition des richesses est de plus en plus inégalitaire. La part des capitalistes augmentent sans cesse et la part des salariés diminue sans cesse. Ce mécanisme n'est pas viable. Lorsque les salaires baissent l'économie s'effondre, car la consommation des riches a forcément des limites (même très hautes :)

Le succès du capitalisme d'après 1945 provenait d'une (petite) répartition des richesses produites.

Le capitalisme sauvage, néolibéral, a détruit ce système. Et il s'est engagé dans un cycle infernal : recherche effrénée du profit à court terme - appauvrissement des populations - baisse des profits - recherche de nouveaux profits - etc.

Ce qu'il faut pour sortir de la crise c'est "casser" le système qui donne tous pouvoirs aux capitalistes pour produire du profit en dégradant la société humaine ...

C'était la solution retenue en 1929 lorsque le New Deal a permis de limiter la casse sociale et de faire repartir l'économie. C'était aussi la méthode "keynésienne" de l'après guerre

Désormais nous ne pouvons plus utiliser ces outils, puisque les Etats sont maintenant des "créatures" aux mains du capitalisme international.

La conclusion s'impose : "casser" le capitalisme international.

Lequel est prêt à une "guerre totale" contre les travailleurs pour conserver ses privilèges.

Qui l'emportera ?

(en raison de l'arrêt de travail momentané d'une certaine catégorie de Boules de Cristal, je ne saurais le dire :)

Mais ca va surement dépendre du nombre des gens qui vont continuer à gober les discours des Sarkozy Hollande sur les sacrifices demandés aux salariés au nom de "l'intérêt général" et sur la nécessité de sauver le système capitaliste !

19:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

13 octobre 2008

360 milliards d'euros.

Au moins la crise aura servi de révélateur pour tous les salariés auxquels on chipote 1 milliards ici ou la pour sauvegarder leurs retraites, leur sécurité sociale, l'éducation des enfants ...

Il suffit de se repasser tous les grands discours néolibéraux sur "notre pays qui n'a plus les moyens" de payer le RMI, les retraites (un luxe !), de soigner gratuitement, de secourir les chômeurs, de construire des logements ...

Eh ben tout d'un coup quand ce sont les actionnaires qui sont en danger, on ne recule plus devant rien !!

Et pour les capitalistes on trouve en une après midi 360 milliards d'euros !!

360 milliards c'est l'ordre de grandeur du budget annuel de la France et de celui de la sécurité sociale, qu'ils trouvent trop couteuse !

Je vais pas m'essayer à l'exercice un peu démagogique qui consiste à calculer combien d'hôpitaux gratuits, de logements gratuits, d'école ou de collèges on pourrait entretenir avec 360 milliards d'euros !

Ceux qui feront le calcul seront édifiés j'en suis sur !

Car 360 milliards c'est environ 18 millions d'années de SMIC :)


Désormais quand ceux qui veulent privatiser la Poste, c'est à dire la démanteler et la donner à vil prix à leurs bons copains, quand ils nous diront : "nous n'avons plus les moyens de payer un service public" ...

Nous leur répondrons : 360 milliards d'euros !


Tout cet argent va passer à éponger - ou à tenter d'éponger - les pertes des capitalistes qui ont spéculé au dela de toute mesure ...

Et dans un système qui leur donne tous les pouvoirs.


Je crois que la bourgeoisie se rend bien compte qu'en faisant apparaitre publiquement le gigantesque holdup qu'elle est en train de commettre, elle prend le risque de faire bouger les travailleurs

Aux USA les députés ont refusé une fois de voter la loi qui condamne chaque américain à verser 2000 dollars en faveur des plus gros capitalistes ... tellement ils avaient peur des conséquences politiques

En France, Sarkozy nous a fait un gros chantage à la perte des emplois, a la perte de l'épargne, à l'augmentation des impôts ...

Je doute que cela trompe beaucoup de travailleurs ...


Mais le pire c'est que ce transfert massif de richesse prélevées sur les simples travailleurs en faveur des plus riches ne suffira pas !!

Car la crise ne provient pas d'une bévue du système financier, qui fonctionne au contraire de manières très logique, mais d'une baisse inévitable des profits espérés par les capitalistes.

Les capitaux "libres" (comme une roue libre !) ne cessent de bouger en essayant de se placer dans des secteurs ou le profit (l'exploitation des travailleurs) est le plus élevé possible ...

La crise des "subprime" vient de ce qu'ils ont cru que les salariés pauvres américains étaient un filon juteux ...

Les Etats néolibéraux, en reniant d'ailleurs leurs principes sur la "loi du marché qui résoud tous les problèmes", sont en train de rembourser une partie des pertes dans cette spéculation lamentable.


Mais la crise du néolibéralisme existait avant la crise financière et elle existera encore après que les Etats - c'est à dire nous les contribuables - aient remboursés leurs pertes.

C'est une crise économique, c'est l'agonie d'un système économique qui a complètement fait faillite.

Tant que nous n'aurons pas liquidé le néolibéralisme, les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous pouvons nous attendre à ce que les capitalistes déclenchent de nouvelles catastrophes, sans cesse plus dangereuses pour l'humanité.

Rien n'est réglé !

23:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)