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04 octobre 2008

Le Casse du Siècle !

Depuis un an le gouvernement de Sarkozy, et ceux des grands pays, étaient parfaitement au courant des risques insensés pris par les grandes banques. Penser le contraire ce serait les prendre pour des idiots ou des incompétents, ce qui serait ridicule puisque la plupart des politiciens ont tous travaillés dans les groupes industriels ou financiers.

Et depuis un an ils nous mentent effrontément. En France nous avons été soulés par les déclarations de Madame TVB (Tout Va Bien), ministre des finances et de l'optimiste officiel !

Sans parler des rodomontades incessantes de Sarkozy : "Tout va bien, tout va mieux et c'est grâce a la politique des reformes que nous avons engagées"

Depuis le discours de Toulon Sarkozy a changé de cheval, désormais c'est M. TVM (Tout Va Mal) qui exhorte le pays a résister courageusement à la "crise" impensable bien sur, qui secoue le monde entier.

Résumons un peu : quand tout va bien c'est grâce aux "réformes audacieuses" de Sarkozy, et quand tout va mal ce n'est pas de sa faute mais à cause de la vilaine crise qu'il ne soupçonnait même pas.

On connait le refrain de ces gens la : responsables mais jamais coupables !

Détail intéressant, le discours sarkozien est toujours un vibrant éloge du système capitaliste qui par nature - et par la main invisible du marché néolibéral mondialisé, libre et sans concurrence faussée - résout tous les problèmes : chômage, production, inflation, liberté et bonheur des peuples, santé, argent, retour d'affection, etc. :)

En fait tout la manœuvre politique du gouvernement cache une double arnaque :

1 - dissimuler la faillite du système capitaliste dans sa version néolibérale

La rhétorique employée par les libéraux fait penser au système défensif de certains voyous pris la main dans le sac et qui continuent à nier l'évidence : "c'est pas moi c'est un autre qui a fait le coup"

Adapté au discours néolibéral cela donne : "Le pur capitalisme bienfaisant que nous défendons a été odieusement abusé par une poignée (une poignée ? vraiment ?) de méchants capitalistes financiers qui nous ont tous trompés"

Discours bien ingrat de la part de Sarkozy dont la fortune politique a été faite par les pontes des médias, de l'industrie et de la finance :)

Sans doute a-t-il été odieusement dupé ! Triste ! Sniff...

Dans la réalité la crise actuelle est une crise tout à fait habituelle provenant du mode de fonctionnement de l'économie capitaliste. Ce que même les économistes bourgeois reconnaissent volontiers puisqu'ils ont forgé - copiant honteusement K. Marx - plusieurs théories pour expliquer les "crises cycliques" du capitalisme.

Quels sont les principes de fonctionnement de l'économie capitaliste :

- les capitaux sont regroupés entre les mains d'une poignée de nantis

- ces capitaux obéissent uniquement à la loi du profit maximum

Muni de ce bref rappel de la théorie de K. Marx et al. réexaminons d'où vient la crise de 2007. A l'origine on part de la crise spéculative des années 2000 connue sous le nom de "bulle internet". Puis vers 2002 les capitalistes qui cherchaient les meilleurs taux de profit sont "tombés" sur le filon des prêts hypothécaires américains.

Sur une idée franchement malsaine : on prête de l'argent à des salariés non solvables pour acheter une maison qui dépasse leur moyen, on attend qu'ils ne puissent plus payer (prêts a taux variables) puis on récupère la maison que l'on revend en faisant un double profit sur la plus value et sur les salariés endettés.

Raconté ainsi ca parait une petite arnaque minable, mais multiplié à des millions d'exemplaires ca prend une autre dimension. Et dans les années 2002 à 2005 ce fut Byzance pour les financiers de la planète ! Avec des taux de profit qui dépassaient ceux de tous les autres secteurs ce fut l'afflux massif des capitaux, soit en investissement direct sur les actifs "magiques", soit en produits dérivés sur le "marché" financier mondial ...

Or le principe capitaliste de la recherche du profit maximum présente un léger inconvénient que K. Marx appelait en son temps "la loi de la baisse tendancielle des taux de profit" et que l'on peut résumer ainsi : quand un secteur est trop profitable il attire tous les capitaux, mais en meme temps plus il y a de capitaux qui affluent et plus le profit diminue !

C'est un peu comme avec un gros gâteau, plus il y a de mangeurs et moins les parts sont grosses :)

Mais la en plus la multiplication des reventes des maisons saisies aux surendettés à démoli le marché immobilier ...

Et contrairement à la vulgate libérale qui distingue soit disant les entrepreneurs méritants et les financiers avides, les banques sont des entreprises et doivent produire aussi du profit ...

Et en 2007 la plupart des banques ont acheté les produits "pourris" provenant de l'immobilier US et se retrouvent donc avec leurs bilans plombés et au bord de la faillite, et ceci à l'échelle mondiale (effet de la célèbre "mondialisation" du capitalisme)

La vérité sur la crise financière actuelle c'est donc qu'elle provient du fonctionnement "normal" (si j'ose écrire !) du système capitaliste.


2 - préparer l'opinion à être les victimes du plus grand hold up de l'Histoire

Cela dit, et en dehors de toute opinion politique, tout le monde reconnait que la crise financière actuelle concerne toutes les banques du monde.

La question qui fait problème c'est comment en sortir ?

Je me risquerais bien à proposer : "supprimons le capitalisme et instaurons un système économique géré démocratiquement par les travailleurs" mais bon les différents gouvernements voient les choses différemment :)

Pour les dirigeants politiques capitalistes il ne restait plus que deux solutions :

- soit laisser les banques s'effondrer et quelques milliers de capitalistes perdre une partie de leurs avoirs

- soit renflouer les capitalistes en effectuant un prélèvement sur les simples salariés

C'est évidemment la deuxième solution qui a les faveurs de Bush ou Sarkozy, parents et/ou amis des grands industriels et financiers !

Faire payer les pauvres pour renflouer les riches, une idée vieille comme le monde ... capitaliste.

C'est cela - et bien sur pas le souci de "dire la vérité" de la part de menteurs professionnels - qui nous vaut l'actuelle campagne de désinformation sur le thème : "la situation est grave et nous devons être solidaire avec les pauvres banquiers nécessiteux" !

Et quand on regarde les sommes en jeux : 200 milliards aux USA, suivi immédiatement par un nouveau "don" de 700 milliards, en Europe des centaines de millions depuis l'été et maintenant un plan français de 25 milliards on voit que ce qui se prépare c'est :

Le Casse du Siècle !!

Ou les salariés du monde entier vont verser des milliers de milliards aux riches dans le besoin !!!

Pour arriver à cet objectif, les gouvernements ont besoin de coordonner leurs politiques et de lancer une campagne pour convaincre les populations :

- qu'ils sont directement menacés par la crise

- qu'ils doivent se serrer la ceinture

- qu'il n'y a pas d'autres solutions

En passant on remarquera combien la notion de nécessité est relative : lors du passage de l'ouragan Karina le gouvernement Bush a peiné pour trouver quelques millions - qui n'ont d'ailleurs pas servi aux victimes - tandis que la faillite d'une poignée de banques appelle des mesures d'urgence en milliers de milliards !

En France, Sarkozy a été clair, les réformes anti sociales vont être accélérées. Pour commencer on va piquer le fric des petits épargnants de la Caisse d'Epargne, et vont suivre de nouvelles restrictions en matière de logements, de santé, d'éducation, d'aides aux plus pauvres ...

Que des gens meurent de faim dans la rue c'est pas trop grave, pourvu qu'on sauve les banquiers !!

En utilisant le chantage permanent au chômage, les capitalistes arrivent à faire baisser les salaires. En agitant la peur de "terroristes" qu'ils ont crées de toutes pièces ils arrivent à imposer des Etats policiers. En suscitant la panique à la récession, chômage, faillite des banques, ils sont en train de commettre un hold up sur les travailleurs qui se chiffre en milliers de milliards !

Et à la question de savoir si une autre politique est possible : la réponse est oui !!

Il n'y a aucune raison de sauver les banques américaines, avec mille milliards de dollars le gouvernement US est capable de satisfaire les besoins de financement et de relancer l'économie.

Les seuls bénéficiaires du plan Bush seront les gros actionnaires cupides qui ont profité de la crise des "subprimes"

En France aussi, les prélèvement effectués sur les salariés vont servir à renflouer les banques et à enrichir la poignée de nantis qui ont participé à la spéculation ignoble sur les produits des "subprimes"

Au minimum une politique de type keynésien - pourtant pas révolutionnaire - est davantage susceptible de nous éviter une crise que les avalanches de cadeaux aux riches et de mesures anti salariés qui vont nuire à la consommation et dégrader encore plus notre économie ...

Mais dans l'idéologie néolibérale seuls comptent les plus riches !

Le capitalisme est en faillite !

Sarkozy nous a trompé !

Ils veulent nous ruiner !

Dehors Sarkozy !!

20:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

27 septembre 2008

Les mensonges de Sarkozy.

Le discours de Sarkozy à Toulon est un texte remarquable, mélangeant des approximations économiques, des gros mensonges et de belles envolées morales ... pour se conclure par la nécessité d'un rigoureux programme anti social pour sauver le capitalisme moribond !!

On peut lire ce beau texte littéraire - mais mensonger -, probablement écrit par H. Guaino, sur le site du Monde ou bien le télécharger en pdf sur Elysee.fr

Mais voyons de plus près quelques éléments du discours.


1 - dire la vérité aux français.

Malheureusement c'est tout le contraire qui se produit. Depuis des mois le gouvernement nous dissimule des informations sur la réalité de la crise et quand finalement il n'est plus possible de cacher la gravité de la crise, nous avons droit à un discours creux et démagogique.

La crise des "subprime" est publique depuis au moins l'année 2007 et compte tenu de la "mondialisation", il est bien évident que les banques francaises sont touchées.

Et bien évidemment le gouvernement avait les moyens de connaitre la situation des banques françaises.

Ce qui n'a pas empêché Sarkozy, Lagarde, Fillon et d'autres de nous mener en bateau depuis des mois en prétendant que :

- la crise était très exagérée
- la France ne sera pas touchée
- la croissance repartait
- le chômage diminuera etc.

A cet égard il suffit de revenir sur les déclarations 2007-2008 du ministre Lagarde pour avoir un florilège de déclarations mensongères.

Alors puisque nos dirigeants ont menti soit par incompétence, soit par calcul politique, dans tous les cas ils sont responsables et ils doivent payer !

Démission du gouvernement des menteurs Lagarde, Fillon, Sarkozy !!


2 - l'écran de fumée des parachutes dorés.

Les discours de Sarkozy sont remplis de "storytelling", ces belles histoires du type contes de fées que l'on raconte aux enfants - et maintenant aux salariés - pour leur édification morale.

L'histoire de la crise des "subprime" et de l'effondrement financier, revue par Sarkozy et ses nègres storytellers, devient ainsi :

"Il était une fois de gentils capitalistes qui ont été honteusement trompés par des méchants PDG gestionnaires cupides ..."

Revenons sur terre. Les maitres d'une entreprise, les vrais patrons, ce sont ceux qui avancent le pognon, les actionnaires par exemple !

La détermination du salaire d'un PDG ou CEO ou gestionnaire de grande entreprise se décide démocratiquement lors d'une réunion des gros actionnaires, en conseil d'administration par exemple.

C'est la loi du marché des (haut) salaires qui joue: "vous me donnez 1 milliard par an sinon je me fais recruter par un autre groupe. Et il n'est pas rare que les contrats soit âprement discutés par des bataillons d'avocats.

Mais cela ne concerne que peu de gens. Le plus souvent il ne s'agit pas réellement de salariés mais de personnes qui sont aussi propriétaires de l'entreprise .... capitalistes eux mêmes !

Et la fable sarkozienne sur la crise financière mondiale provoquée par les abus d'une poignée de gestionnaires cupides ne tient pas la route une seconde.

Bien au contraire, ces gestionnaires sont généralement compétents et ils agissent au mieux des intérêts des actionnaires. Et quand on sait que les actionnaires exigent une hausse des profits de 5 ou 10% chaque année, il ne reste pas d'autre solution que la course au profit à court terme ..

Il n'y a pas à chercher des boucs émissaires imaginaires, c'est le système capitaliste qui est en défectueux et nous en subissons les dégâts depuis deux siècles déja !!


3 - le bon capitalisme et le mauvais capitalisme.

Le discours sarkozien invente une nouvelle fable "storytellienne" : il y aurait un "vrai" capitalisme (bio à 100% ;) et la crise actuelle serait provoquée par des "excès" du "mauvais" capitalisme dévoyé ...

En son temps le PCF avait essayé de faire ce subtil distinguo entre le "grand capital" (le méchant loup) et le bon capitaliste français (le gentil patron)

Hélas la réalité du capitalisme c'est qu'il forme un système complet industriel et financier. (et idéologique et politique aussi !)

C'est le fonctionnement normal du système qui provoque des crises à répétition, soit des crises de surproduction, soit des crises financières ... et au passage des guerres incessantes, de la misère, des famines ...

Les explications théoriques me dépassent et de toute manière ne tiennent pas dans un article, je vous renvoie par exemple au récent livre de Michel Husson : "Un pur capitalisme" pour en savoir plus ...

Mais le principe de fonctionnement du capitalisme est simple : c'est la recherche du profit maximum.

Or ce système est incompatible avec le fonctionnement "normal" de la société puisque le seul critère sérieux c'est la recherche du profit immédiat !

C'est pourquoi par exemple nous ne règlerons jamais les problèmes écologiques dans le système capitaliste (désolé M. Hulot). Une entreprise nucléaire serait obligé de multiplier ses tarifs au moins par 10 si elle prenait en compte le traitement des déchets à long terme. C'est seulement en les faisant prendre en charge par les contribuables qu'EDF peut fonctionner.

Lors du dernier grand désastre - la 2ème guerre mondiale - le capitalisme avait mis en place des régulations, par exemple des lois sociales ou l'interdiction de certaines pratiques.

Mais depuis les années 80 le courant néolibéral, dont Sarkozy est le bras politique en France, supprime toutes les limitations au principe du profit maximum

Avec les résultats que l'on connait ...


4 - nous allons réguler le capitalisme.

Quand on entend ce genre de propos dans la bouche d'un excité du néolibéralisme comme Sarkozy, on a envie de dire : "les bras m'en tombent" !!

Déjà pour réguler le capitalisme il faudrait mettre en place des lois et se donner les moyens de les appliquer.

Le gouvernement Sarkozy fait exactement le contraire. Il supprime toutes les règlementations et les contraintes qui obligeaient les capitalistes à modérer l'exploitation des salariés. (casse du droit du travail, etc)

Et pour les quelques lois qui restent en sursis, il démantèle les administrations de manière à ce que ces rares contraintes ne puissent être appliquées.

Plus grave encore.

Au nom du dogme de la "libéralisation des marchés" ce gouvernement détruit tous les services publics essentiels à la vie en société (transports, communications, énergie, santé, écoles ...) pour les donner au secteur privé, lequel se hâte d'appliquer le principe du "vrai" capitalisme : le profit maximum immédiat !!

Privatisations qui permettent à de nombreux grands pays d'avoir des problèmes graves avec leur énergie, leur système de santé, d'éducation etc.

Mais le dogme néolibéral assène : "avec le privé c'est mieux parce que le libre marché est plus efficace"

Certes le libre marché est plus efficace pour engraisser les capitalistes, mais dépourvu de toutes entraves c'est une catastrophe pour les populations ...

Parenthèse. Il est intéressant de comparer les mesures de contrôles minutieux mis en place par Sarkozy contre les chômeurs et les "pauvres" en général avec les mesures de "régulations" qui visent les riches.

Le RMIste est dans un fichier et mis sous surveillance, des visites domiciliaires sont effectuées (ou dit aussi parfois "perquises" ;) et son train de vie fait l'objet d'enquêtes quasi policières ...
Le chomeur, lui, est sommé de prendre n'importe quel travail à n'importe quel prix et il doit rendre des comptes détaillés pour justifier sa recherche d'emploi, et il est présumé coupable d'être un feignant.

Voila de vraies régulations et de vrais contrôles !

Quant aux contrôles des capitalistes ... euh je cherche encore :)


5 - nous avons une solution pour régler la crise.

En fait cette affirmation de Sarkozy masque une réalité vraiment sordide.

Tels des charognards, nos gouvernants entendent provoquer le maximum de peur dans la population et de profiter de la situation pour accélérer la libéralisation totale de nos sociétés !

Quand on reprend le discours catastrophe de Sarkozy on voit nettement le glissement astucieux : "c'est une crise dramatique, c'est la faute des méchants capitalistes, mais nous les gentils capitalistes on va tout arranger avec un super plan de libéralisation !"

Et Sarkozy embraye tout de suite avec un super plan de mesures anti sociales :

- suppression des services publics
- précarisation des fonctionnaires
- diminutions des salaires avec le RSA
- privatisation EDF, de l'éducation
- subventions pour les patrons
- eco-impôts pour les pauvres
(...)

On voit facilement que toutes ces mesures dessinent un paradis économique pour les nantis et de futurs purgatoires pour les salariés ...

Or c'est exactement l'inverse qu'il faudrait faire pour tenter de résoudre la crise. Taxer les plus riches dont la cupidité a provoqué une crise économique et redistribuer aux moins riches pour relancer la consommation !

La solution de Sarkozy - une aubaine pour le capitalisme - va renforcer toutes les tares du système qui sont à l'origine de la crise provenant des "subprime" (qui consistait à trop prêter aux pauvres pour les dépouiller ensuite !)


5 - il n'y a pas d'autres solutions que le capitalisme.

Après le plan de reprise des banques, un journal américain a fait le jeu de mot suivant : "maintenant nous devons modifier le nom des USA pour le transformer en USSA, ce qui veut dire Union des états socialistes d'Amérique" :)

En effet la solution de Bush pour régler la crise, qui au fond est à peine différente ce que propose Sarkozy, consiste à taxer tous les salariés américains - à hauteur de 1000 milliards de dollars (sic) - pour les donner aux capitalistes dans le besoin ...

On a du mal a y croire tellement le procédé est "coluchien" mais c'est pourtant vrai :)

Quand le capitalisme est prospère - le plus souvent grâce a la misère des salariés - les bénéfices vont directement dans la poche des capitalistes

Lorsque le système déraille et ne produit plus assez de profits, alors on demande aux salariés de se serrer la ceinture ...

Privatisation des bénéfices, collectivisation des pertes !

Et on obtient ce résultat en nationalisant les entreprises quand elles font des pertes afin que le contribuable participe à leur redressement et ensuite en privatisant les entreprises quand elles vont mieux afin que les capitalistes puissent récupérer les bénéfices ...

C'est ce qu'on appelle un système gagnant-gagnant (mais seulement toujours pour les capitalistes !)

Le revers de la méthode Bush - ou de son émule Sarkozy - c'est qu'à un moment les salariés peuvent se dire : mais ces entreprises sont à nous puisqu'on les a financées, et donc on les garde ...

Et de nationalisations en nationalisations on en arrive à une économie "socialiste" - au sens de Bush ou Sarkozy - mais dont les bénéficiaires sont les simples travailleurs !!

Et franchement au 21ème siècle je ne vois pas quels obstacles nous empêchent de décider : les hôpitaux, les universités, les transports ... on les a payés avec nos impôts, alors on les garde pour nous !!

Et donc contrairement aux bobards de Sarkozy :

Oui ! Il existe des alternatives crédibles au capitalisme !

Mais évidemment les nantis vont se battre pour garder leur privilèges ...

Et par ailleurs, jamais encore dans l'Histoire un peuple n'a réussi à prendre vraiment le contrôle de son économie dans l'intérêt des populations ...

D'un autre coté, si le Capital nous rejoue 1929 on n'aura guère le choix que de mourir de faim ou de donner un coup de poing sur la table des nantis pour changer les règles du jeu ...

Mais ca s'appellerait une vraie Révolution :)

20:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

20 septembre 2008

Sanctionner l'UMP.

Le journal Le Monde rappelle fort justement que demain auront lieu les élections sénatoriales et que ces élections seront touchées par le "désengagement de l'Etat". Le Monde.

Evidemment les sénatoriales ne passionnent pas les foules puisque les sénateurs sont élus au suffrage indirect, c'est à dire uniquement par les élus, maires, conseillers municipaux etc.

En France il y a 36000 communes environ, ce qui fait que lors des sénatoriales peuvent se régler quelques comptes entre les politiciens professionnels souhaitant devenir sénateur et les élus gestionnaires des communes et des autres structures.

Or depuis quelques années, le dogme UMP du "moins d'Etat" - enfin ils veulent dire moins d'Etat pour les simples travailleurs - a fait des ravages dans les communes.

Des services locaux parfois essentiels à la vie des collectivité ont été purement et simplement supprimés sous les prétextes les plus variés :

Exemple : on supprime l'hôpital local car il fait trop peu d'accouchement et c'est trop dangereux (sic)

Résultat : pour accoucher il faut désormais faire 50 ou 100 km pour rejoindre l'hôpital le plus proche, ce qui est en effet bien plus intéressant sur le plan de la sécurité des soins !?

Liste non exhaustive des services supprimés dans toutes les communes par le gouvernement UMP :

- écoles, classes d'écoles, collèges, IUP, ...

- hôpitaux locaux, services hospitaliers, appareillages, ...

- bureau de poste

- services administratifs, sous préfectures, ...

- tribunaux locaux, commissariats, gendarmerie ...

(...)

Alors en face de cette politique de "casse" des services publics, les politiciens UMP ont une stratégie très au point, que l'on nomme habituellement le "double langage" :

- une fois à Paris on les trouve au premier rang pour réclamer toujours plus de suppressions de fonctionnaires et de services publics et exiger des privatisations partout !

- revenus en province, ils tiennent aux électeurs un langage admirable :

"les suppressions de la Poste, de l'école, de la sous préfecture, de l'hôpital (biffer la mention inutile :) sont inadmissibles !!

Et nous allons nous battre avec la dernière énergie pour obtenir du gouvernement l'abandon du projet de suppression de la Poste, école, hôpital (biffer etc.) !!"

Bien évidemment ils n'en font rien et leur politique frappe les collectivités locales de plein fouet ...


Sauf que dans le cas des sénateurs il existe une (petite) possibilité de rétorsion : c'est de faire battre le politicien UMP local qui n'a rien fait de concret pour empêcher la suppression de l'hopital, la poste, la gendarmerie, ...

Et ce jour là est arrivé !!

C'est demain !!


L'heure de vérité pour les UMP et leurs soutiens qui - malgré un mode de scrutin très "arrangé" peuvent être battus ici ou là ...

13:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Nationalisations aux USA.

Les Bourses progressent partout dans le monde : Bush promet un méga plan de plus de 500 milliards de dollars pour aider les banquiers nécessiteux.

(On notera que les quelques milliards nécessaire pour aider les 40 millions d'américains qui n'ont pas de couverture médicale n'ont pas encore été trouvé, mais Bush cherche ... c'est sur :)

La situation est de plus en plus étonnante aux USA.

Depuis un an, l'Etat vient de donner près de 900 milliards de dollars pour soutenir les banques en faillite.

Et dans le cas de l'assureur AIG c'est carrément le mot interdit qui a été prononcé : nationalisation !!

On se souvient que la crise financière actuelle est provoquée principalement par des spéculations insensées sur l'immobilier.

Les banques offraient des crédits immobiliers énormes aux plus pauvres (un peu comme veut le faire Sarkozy en France) pour leur permettre d'acheter leur maison.

Quand les pauvres ne peuvent plus rembourser, la banque saisit leur maison, les jette à la rue, et revend la maison.

Bref un procédé ignoble, mais lucratif !

Enfin au début. Car lorsque tous les pauvres ont été lessivés de leurs maigres avoirs, les banques se sont retrouvés avec des stocks de maisons a vendre. L'offre abondante a fait chuter les prix.

Les créances douteuses ont commencé à plomber les bilans, et la spéculation qui a disséminé des titres dérivés partout dans le monde a fait le reste ...

Toutes les grandes banques mondiales détiennent des titres qui ne valent plus rien, le système s'emballe et un krach serait inévitable si les gouvernements - enfin leurs contribuables - ne venaient pas au secours des banquiers dans le besoin

Et donc au royaume du capitalisme pur et dur, l'Etat subventionne les pertes des spéculateurs et nationalise les établissements en difficulté ...

Ce qui est conforme au b-a ba de l'analyse marxiste : l'Etat n'est rien d'autre qu'un instrument au service d'une poignée de capitalistes.

Les grandes fonctions de l'Etat sont simples au fond. Mater les pauvres (la "sécurité"), favoriser l'exploitation (les lois anti sociales) et redistribuer les richesses en faveur d'une minorité ...

Et donc les contribuables des pays développés seront obligés de se serrer la ceinture afin de financer les pertes des capitalistes ...

Les bénéfices vont aux capitalistes, les pertes sont payées par la collectivité.

Le néolibéralisme est un système i-dé-al !!

Pour les plus riches !!

09:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

19 septembre 2008

Edvige. 2

Disons le de suite, j'ai pas idée de ce que peut contenir précisément le nouveau décret Edvige, et peu de gens en savent plus. Ce qui relativise d'ailleurs les grandes déclarations satisfaites des uns et des autres.

Dans les jours qui viennent on connaitra le contenu du nouveau décret et ceux qui veulent en savoir plus sur cette affaire peuvent voir la vidéo du ministre de l'intérieur déposant devant la commission des lois :

Vidéo.

La télé ne pardonnant rien, on remarquera le visage fermé - obtus même - du ministre, visiblement obligé par Sarkozy de manger le chapeau d'Edvige comme l'écrit Libération !

Ce qui n'empêche pas de douter un peu : Libé.


Au rayon des petites victoires on peut indiscutablement ranger :


1 - l'abandon du fichage des personnes adhérant dans les associations culturelles, religieuses, politiques ...

En fait les députés se sont demandés pourquoi ficher la vie sexuelle des élus dans les mairies allait faire avancer la lutte contre la délinquance

Question bien légitime :)


2 - l'abandon du fichage des dossiers médicaux et des préférences sexuelles

Selon la ministre on avait mal compris, il s'agissait juste de pouvoir écrire que untel est membre d'un club gay ou de AIDS ...

Il n'était pas question de constituer des dossiers potentiellement "compromettants" sur les uns et sur les autres !

Ben voyons :)


3 - le droit à l'oubli partiel pour les mineurs

Apparemment un jeune de 13ans fiché pour une broutille - et pas pour un délit rappelons le - verrait sa fiche nettoyée à l'age de 18ans s'il s'est tenu tranquille

On notera quand même que le fichier contenant essentiellement des opinions, ragots et autres avis subjectifs, tout dépendra du policier ficheur ...


Mais évidemment toutes les déclarations du ministre - pas plus que le décret - ne sont assorties d'aucunes garanties.

Contrairement à ce que demandaient les députés il n'y aura pas de lois mais un simple décret.

Quand au contrôle des fichiers, il faut savoir qu'entre le moment ou vous demandez à vérifier votre fiche de police et le moment ou vous avez satisfaction il peut s'écouler des mois voire des années, jusqu'à 9 années pour une personne obligée d'aller en justice !

Et le super job qui vous passe sous le nez, parce qu'un fonctionnaire anonyme à mentionné qu'à 13 ans vous étiez de la graine de jeune voyou, il est foutu pour vous !


Pour toutes ces raisons et bien d'autres il faut exiger une transparence totale sur les fichiers liberticides.


- accès de tous les citoyens français à tous les fichiers les concernant personnellement

Et inversion de la charge de la preuve, c'est à la police de prouver - sous contrôle d'un magistrat - que le secret est nécessaire pour vous refuser l'accès

A défaut accès total du citoyen à sa fiche.


- transparence totale des services de fichage de masse

Chaque citoyen doit pouvoir connaitre le nom du fonctionnaire qui a écrit des choses sur son compte et également le nom des personnes qui ont consulté son dossier personnel et pour quel motif

Et si le secret est nécessaire c'est à la police de le prouver devant un juge.


Et surtout il faut un système de sanctions sérieuses - pas la rigolade des "réprimandes" de la CNIL - mais des peines de prison pour les fonctionnaires qui ont écrit des informations fausses

Et prévoir des dommages et intérets quand ces fichiers erronés ont eu des conséquences graves !


Quand on y réfléchit c'est marrant de voir que les néolibéraux - adversaires farouches de la fonction publique - entretiennent grassement des armées de fonctionnaires pour réduire nos droits et nos libertés !!

C'est ca aussi le libéralisme :)

19:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)